Ça faisait un petit moment que je pensais écrire un billet
sur l’impact de nos gestes sur l’environnement, et voilà que je reçois un mail proposant de calculer mon empreinte écologique. Qu’est-ce que c’est
que ça ? Eh bien il s’agit tout simplement de l’impact que chacun exerce via son mode de vie sur notre planète. Rien que ça !
Vous avez sans doute tous entendu parler, cette semaine, de
l’étude menée par le WWF démontrant qu’en 2030, nous aurons besoin de 2 planètes pour subvenir aux besoins des habitants de la Terre …
Première réaction : la panique : « 2030, vous vous rendez compte ? C’est dans une vingtaine d’années, ça ! Autant dire
demain ! »
Deuxième réaction : le relativisme : « Boarf, allez, ils exagèrent pour nous faire réagir, c’est pas possible un truc pareil »
Troisième réaction : l’espoir : « « Ils » vont bien trouver quelque chose pour sauver la planète ! »
Quatrième réaction : le fatalisme : « Je ne vois pas pourquoi je devrais faire des efforts si les « gros » n’en font pas, ça ne sert à rien, je ne suis qu’une goutte
d’eau ».
Alors là, GROSSE ERREUR !
Imaginez que tout le monde se dise la même
chose : « Ce n’est pas parce que je vais diminuer ma consommation de mazout ou trier mes déchets que ça va changer quoi que ce
soit. C’est aux usines et aux gros pollueurs de la planète à faire des efforts ! ».
Houlà, si on part comme ça, là on est mal barrés !
N’oubliez pas : une petite goutte d’eau + une petite
goutte d’eau + une petite goutte d’eau … etc etc … ça finit par faire des rivières, des fleuves, des océans. Il faut bien commencer quelque part
non ? Alors pourquoi est-ce que, pour une fois, ce ne serait pas le « petit » qui montrerait l’exemple aux
« grands » ?
Nous avons tous un rôle à jouer dans la sauvegarde de la
planète. Il est totalement faux de croire que supprimer une seule mauvaise habitude n’aura aucun impact. Bien sûr que si ! Notre jolie planète est tellement malmenée par les hommes que ce n’est pas la peine d’en
rajouter, vous ne pensez pas ?
Autour de moi, j’entends des discours autant moralisateurs
que fatalistes. Je vous avoue que, le fatalisme, j’y succombe parfois. Suivant les périodes, selon ce
que je vois ou j’entends, je me dis « A quoi bon ? ». Qui ne l’a jamais
pensé ? Alors je pense à l’avenir, que j’en fasse partie ou pas ; je pense aux enfants, aux jeunes, aux générations suivantes qui vont
devoir subir toutes les conneries de leurs prédécesseurs … ça vous aurait plu, à vous, lorsque
vous étiez ados, d’entendre dire que la planète est fichue, qu’on ne va pas survivre, qu’il est trop tard, qu’on va devoir partir ailleurs, etc etc … ? ça vous aurait donné envie de poursuivre vos longues études pour avoir un métier solide ? ça vous aurait convaincu de mettre un bébé en route ? ça
vous aurait motivé de vous battre pour la Terre ? Moi, je crois que non … Et pourtant, c’est ce genre de discours que nos jeunes entendent
régulièrement …
A côté de ça, il y a heureusement des gens qui se battent,
autant pour conscientiser les foules que pour trouver des solutions. Car des solutions, il y en a.
Comment ça « c’est trop tard » ? Non mais vous n’avez pas lu tout ce qui précède ou
quoi ? Allez, un peu d’OPTIMISME svp !! De l’optimisme mais aussi de la SOLIDARITE, car après
tout, on est tous dans le même bateau !
Je vous parlais, au début de ce billet, de l’empreinte
écologique. Il existe, en effet, une multitude de petits gestes à faire (ou ne pas faire) dans le quotidien, pour le bien de la planète.
Personnellement, je n’ai pas attendu les signaux d’alarme
concernant l’environnement pour diminuer ma consommation d’eau, de chauffage et d’électricité. Mais ça, c’était plus par soucis d’économie
qu’écologie. Maintenant, c’est clair, je pense essentiellement à l’écologie. Exemple : ayant 50km
à faire en voiture par jour pour mon travail, je me suis mise, il y a quelques mois, à rouler moins vite pour l’écologie et figurez-vous que sur un plein, j’ai économisé 200km ! Beau cadeau
quand même, non ?! Comme quoi, écologie peut rimer avec économie. Et par les temps qui courent,
hein ma bonne dame …
Un ami m’a dit, il y a quelques temps, que les personnes
habitant la campagne devraient, logiquement, payer plus de taxes que celles habitant en ville … La raison en est qu’en ville, on utilise moins sa voiture … Ah ne m’en parlez
pas ! J’ai vécu 7 ans en ville, à 500m de mon travail. J’étais si fière de pouvoir m’y rendre à
pied ! Mais je ne jure que par la campagne, moi, et j’ai donc fini par acheter une maison au Pays des Collines, à 25km de mon
boulot. Le jour où j’ai pris ma voiture pour aller bosser, je me souviens avoir penser : « Eh
voilà, à partir d’aujourd’hui, je pollue comme tout le monde » …
En compensation, je me suis acharnée à faire de mon terrain
un jardin écologique. Mais cela compense-t-il vraiment la consommation d’une voiture par jour ? Je
ne le pense pas, malheureusement …
Tout ça pour vous dire que ce fameux test de l’empreinte
écologique, je l’ai fait. Je m’attendais à être dans une bonne norme, avec tout ce que je fais déjà, et bien en fin de compte, je ne suis qu’un tout
petit peu en dessous de l’empreinte écologique belge. Déception … Efforts à faire …
Je vous invite à faire ce test, il est vraiment intéressant
car il nous en apprend sur nous-même et notre consommation, mais nous donne également un tas de petits conseils et de bons gestes à faire, franchement pas compliqués. Si vous êtes un tant soit peu concerné par l’avenir de notre planète (si vous répondez « non », soit vous êtes quelqu’un de très très très âgé qui n’a
aucun descendant, soit vous n’avez pas dû bien lire tout ce qui est écrit précédemment, soit vous êtes d’un égoïsme et/ou d’un pessimisme époustouflant – biffez les mentions
inutiles J), bref, je vous
conseille vraiment de faire ce test et même de le faire connaître autour de vous. Parce qu’on a tous à y gagner ...
Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, visualisez ce
petit programme :
les sacs plastiques.
Testez votre empreinte écologique en
cliquant ici : http://wwf-footprint.be/fr/