Qui suis-je ?

Née à Tournai (Belgique) le 8 juillet 1969.

Vis à Moustier (Frasnes-lez-Anvaing, Pays des Collines) depuis 2003.

Etudes à la Sainte-Union de Kain.

Travaille au service « Jeunesse & Santé » de la Mutualité Chrétienne à Tournai.

Bénévole chez les Guides-nature des Collines depuis 2007.

Publication de 2 romans chez Chloé des Lys.
Passions : l'écriture, la lecture, la marche, la nature...

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 21:41

Oui, bon, ça va hein ! Je sais bien que ça fait longtemps que je ne suis pas venue ici, que je n'ai rien écrit, que je n'ai plus donné de nouvelles... Arrêtez de m'enguirlander tous comme ça ! Pfff... Ah bon ? Les guirlandes, c'est déjà passé ? A propos, euh... bonne année à tout le monde ! Hum...   Et tant que j'y suis, je vous souhaite une très amoureuse fête de Saint-Valentin.

 

Alors quoi de neuf en cette année 2011 ? Beaucoup de projets, mais sans doute pas celui que vous attendez avec impatience... Non non non...

 

L'année 2011, pour moi, sera synonyme de la fin des travaux de la maison, qui durent depuis presque 8 ans. Ô joie ! Ensuite, eh bien... elle sera synonyme des 10 années passées avec mon amoureux. Et pour fêter cela, nous avons décidé de nous... MARIER !! Tadaaaaam, surpriiiiise !!! Le mariage aura lieu début juin, nous sommes donc en plein dans les préparatifs.  Ensuite, 2011 sera synonyme de voyages : nous avons débuté en janvier avec 3 jours à Londres pour fêter nos 10 ans, ensuite juste après le mariage nous partirons une semaine au Luxembourg car ce fut le lieu de nos premières vacances il y a 10 ans (nostalgie, nostalgie), et pour terminer nous partirons en voyage de noces en Ecosse en août-septembre, pays dont nous rêvons depuis 10 ans également !

 

Bref, avec ce chiffre 10, on se demande pourquoi nous n'avons pas fêté ça en 2010... Ben, parce que l'année passée, ça aurait fait 9 ans

 

Vous comprendrez donc, chers amis, que je suis un "peu" occupée et ai l'esprit ailleurs.  Pourtant, pourtant... un petit coin de mon cerveau travaille en autogestion et progresse tout doucement vers une histoire qui semble tenir la route, qui a un début, un déroulement et une fin... Alors, quand tout le remue-ménage de 2011 sera passé, peut-être, qui sait, passerai-je au remue-méninges, et l'écrirai-je enfin, ce troisième roman...

 

Mais d'ici-là, chuuut, pas de pression, pas d'obligation... L'écriture doit rester un plaisir, un loisir... Et pour cela, il faut du temps...

 

Je ne vous oublie pas, je pense à vous, et vous souhaite une aussi merveilleuse année 2011 que la mienne.

 

 

Par Cathy - Publié dans : DIVERS
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 18:56

Sorti depuis maintenant 3 ans, « Le Passé Recomposé », mon second roman, ne fait plus beaucoup parler de lui, et c’est bien normal... Le soufflé est retombé... quoi que !  Martine Dillies, une auteure de Chloé des Lys, m’a offert la surprise de commenter mon livre ce mois-ci sur le forum de notre maison d’édition commune.

Et voici ce qu’elle en dit...

 

 

CATHY BONTE écrit bien, drôlement bien. Je ne peux m’empêcher d’admirer ces gens qui savent faire ce que moi je n’arrive pas à faire : des phrases simples et parfaites. Et ici, j’ai devant moi une prose divinement agréable à lire : les phrases glissent les unes à la suite des autres, sans heurt, sans histoire. Telles les vaguelettes d’un ruisseau d’eau claire, elles passent devant vous et vous, vous les laissez passer sans essayer de les attraper. Un style des plus agréables à lire.

Durant toute ma lecture, je n’ai pu m’empêcher – et d’ailleurs je n’ai même pas essayé - de m’identifier à chacun des personnages du roman. Bien souvent, le lecteur entre en symbiose avec un personnage particulier. Ici, l’art de CATHY BONTE est de nous faire, et ce d'une manière imperceptible, endosser l’identité de chacun de ses personnages. On est tour à tour une fille révoltée, une mère déçue, un loubard au cœur d’or, un garçon tendre, un père aimant … et j’en passe. Je n’ai pu m’empêcher d’entrer dans la peau de chacun d’entre eux.
Pourtant j’’adhère difficilement au roman et cela pour une question d’âge et non une question d’histoire : cette dernière est réellement bonne.

Pour moi, ce livre s’adresse surtout à la tranche d’âge 15-25 ans et j’oserai ajouter qu’il ferait mouche dans les écoles techniques et les CEFA. Il est à la portée de tous, tant l’art de l’écriture porté par CATHY BONTE est frais, simple et, par là, de haut vol. Comme l’a un jour dit quelqu’un, voici un livre qui devrait être remboursé par la Sécurité sociale. Il sent bon la fraîcheur et l’optimisme, il force à voir le bon en chacun et donne l’envie d’être heureux.
Oui, ce roman donne surtout le désir du bonheur, celui de la fraîcheur, du pétillement de la vie. L’histoire du « Passé Recomposé » est une histoire qui ne peut que toucher ces jeunes ; ils ne pourront rester indifférents. De cette lecture, ils n’en ressortiront que meilleurs, que « mieux dans leur peau ». Ils oseront les sentiments, le travail, le partage, la douceur.

CATHY BONTE signe avec « Le Passé Recomposé », un livre à défendre, à recommander à vos enfants, voire à leur professeur de français. L’étudier ensemble permettra d’en retirer toute la richesse du cœur qu’il contient.

Le cœur de l’auteur doit être aussi grand que celui qu’elle nous offre avec son second livre. C'est le premier qui attise maintenant ma curiosité.

 

Merci à toi, Martine, pour ce magnifique commentaire. J’en suis toute rose d’émotion.

 

 

Faites connaissance avec Martine Dillies et ses écrits sur http://users.skynet.be/TheDillies/index.html

 

Par Cathy - Publié dans : COMMENTAIRES - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 09:16

L’automne approche, on le sent... et les petites bêtes le sentent aussi. Elles se cherchent un endroit douillet, chaud et accueillant pour y passer l’hiver. Et quel meilleur endroit que nos maisons ? Ah, les coquines ! Bon, tant qu’elles n’ont que 6 pattes, pas de problème, d’ailleurs il n’y en a pas beaucoup qui résistent à l’automne, à part les chrysopes, vous savez, ces jolies petites bêtes vertes aux ailes translucides. Moi je les appelle « les elfes ». Elles hivernent dans nos maisons et se nourrissent de pucerons durant l’été. Très utiles. Comme toutes les bestioles en fait. Mais certaines sont moins attendrissantes que d’autres, pour leur grand malheur... et le nôtre.

 

Il y a quelques jours, en me levant, j’attrape mon oreiller dans l’intention de changer les draps, et... hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Il y avait une énooooorme araignée dessous, une noire, velue, bien juteuse et surtout, VIVANTE !!!!!!! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!! J’ai attrapé ma pantoufle et... splatch ! (bravo la guide-nature !!). J’ai ensuite défait tout mon lit du bout des doigts (si j’avais eu des pincettes à longs manches, je les aurais utilisées). Inutile de vous dire que je suis « traumatisée ». J’inspecte maintenant mon lit chaque matin en me levant et chaque soir en me couchant, je secoue mes pantoufles avant d’y glisser mes petons, ainsi que mon peignoir, mon essuie de bain... ravivant ainsi des souvenirs de rencontres fortuites enfouies dans ma mémoire et qui ne demandaient pas du tout à ressurgir !!! Evidemment, je me suis empressée de partager cette aventure avec mes amies et collègues, diffusant allègrement mon traumatisme auprès de celles-ci. Aaah, c’est beau la solidarité !

 

Je ne me sens pas fière d’avoir écrasé la pauvre bête qui, j’en suis sûre, devait être bien plus morte de peur que moi. Qu’aurais-je dû faire ?  C’est simple !  Déposer un bocal ou une boîte, ouverture vers le bas, sur elle, puis glisser une feuille de papier ou un carton dessous, sur lequel elle aurait été obligée de monter. Ensuite, il suffisait d’aller dehors et de lui redonner sa liberté... Ouais, en théorie, c’est simple comme bonjour, mais en pratique... bonsoir ! L’araignée dans mon lit, c’était impossible, elle a tenté de s’enfuir et je ne pouvais pas me permettre de la perdre. Le risque de ne plus jamais oser me glisser entre mes draps était trop grand. Donc... splatch.

Deux jours plus tard, le sort s’acharne : il était l’heure d’aller dormir, je ferme mon bouquin, ouvre la porte de l’escalier dans l’intention de monter me coucher, et j’allume. Là, en plein milieu du passage, une énooooorme araignée, vous savez, le style aussi gros d’une souris (en comptant les pattes quand même) qui a l’habitude traverser les pièces à toute allure. Il paraît que ce sont des mâles qui cherchent une femelle, car les femelles ne bougent jamais... Bref, on était là, toutes les deux figées par la peur, à nous fixer bêtement (pour elle) et humainement (pour moi, quoi que...). Mon cerveau me disait : « allez Cathy, passe au-dessus, elle ne va pas sauter, elle a aussi peur que toi, prends un bocal, mets-là dehors, donne-lui sa chance ». Oui, mais sa chance, elle l’avait depuis une semaine, car je l’avais déjà vue traverser mon salon en vitesse, me faisant dresser les cheveux sur la tête à chaque fois. Je suis allée chercher le fameux bocal, je l’ai approché à moins de ... 30 cm, et n’ai pas pu aller plus loin. Je jugeai le bocal un peu limite en taille (pourtant, c’était un gros bocal, mais c’était aussi une grosse araignée !). Rien à faire, je n’ai pas pu. Puis j’ai appelé faiblement Diego qui était déjà monté... Lui, il n’a pas peur, il les prend sans rechigner et les met dehors. Lui, c’est un homme, un vrai, un dur, qui n’a pas froid aux yeux. Bref, l’homme est descendu et... splatch l’araignée ! « Je suis fatigué, j’ai pas envie d’aller dehors », me dit-il devant ma mine effarée. Puis il ramassa le cadavre à main nue et le mis à la poubelle. Hiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!

Ben oui, même mortes, je n’ose pas les toucher !

 

J’avoue que je suis la première à ne pas comprendre ma réaction. D’où vient cette peur ?  Durant mes cours de guides-nature, j’ai suivi un module sur les arachnides. Le formateur était un passionné, et quand je suis sortie de son cours, je me souviens m’être dit : « c’est fini, je n’écraserai plus une seule araignée ! »... Ouais, ça a duré 2 ou 3 semaines... Et depuis, on dirait que ma peur ne fait qu’augmenter ! Vraiment bizarre. Le formateur nous avait expliqué que cette peur pouvait être ancestrale (dans nos gênes), ou culturelle (transmission), ou personnelle (dû à une mauvaise expérience) ou encore cela pourrait être une peur de l’inconnu. Moi, ce que je sais, c’est qu’une fois une certaine taille atteinte, les araignées me dégoûtent. Pas de problème avec les petites. Mais les grosses sont vraiment trop poilues, les pattes trop longues, les crochets trop impressionnants... hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!

Pourtant, regardez-les de près, elles sont magnifiques ! Magnifiques, mais dégoûtantes ! Parlez-moi de mygales à table et j’arrête de manger immédiatement !!!

Je sais que cette peur est déraisonnée. Le formateur nous a bien expliqué que les araignées en Belgique sont incapables de percer la peau humaine, et elles n’ont aucune raison de nous mordre (une araignée ne pique pas mais mord). Donc, quand vous avez deux petites piqûres sur vous et que vous vous dites qu’une araignée vous a piqué pendant la nuit, non non non, il ne peut s’agir que d’un moustique particulièrement vorace qui vous a piqué deux fois de suite.

 

On dit aussi qu’on avale en dormant une moyenne de 6 araignées dans une vie. J’ai récemment entendu parler de 30 ! Je préfère m’en tenir à 6, si ça ne vous dérange pas, c’est déjà pas mal... Jusqu’à présent, je pensais qu’il s’agissait de minuscules araignées, mais depuis que j’ai vu la bien juteuse sous mon oreiller... hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!

 

Araignée du matin... chagrin.  Alors on va dire qu’elle était là depuis la veille au soir, puisque araignée du soir... espoir !

Quand on sait que je dors sur le côté avec mes mains sous l’oreiller... hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!

 

Ah oui, dernier conseil : ne faites pas comme ma maman qui a tenté de sauvé une araignée en la prenant avec une brosse et une ramassette. En 2 secondes, l’araignée lui avait grimpé sur le bras et avait atteint l’épaule ! Hiiiiiiiiiiiiiii !!!! Splatch l’araignée...

 

 

 

 

Par Cathy - Publié dans : NATURE - Communauté : écologie nature et histoire
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 17:40

Chers amis,

 

Chaque année, la fin de l'été et la rentrée sont aussi, pour les Guides Nature, le rendez-vous de la fête, la joie de se retrouver, de retrouver les amis et tous ceux qui partagent le même bonheur d'être proche de la nature, et d'en découvrir ensemble les merveilles et l'infinie complexité.

Mais cette année est plus particulière que les autres. Cette année est la 35ème de notre existence... 35 ANS ! L'âge de la maturité, de l'énergie décuplée, de la réflexion conjuguée à l'action, du second souffle : vous ne pouvez pas manquer ça ! Plus que jamais nous voulons faire de cette journée un temps de rencontre et d'échanges, un moment précieux de ressourcement, un carrefour d'idées et d'énergies, de joie et d'enthousiasme partagés.

 

Voilà pourquoi nous vous invitons à venir souffler avec nous les 35 bougies de nos rencontres nature

 

le dimanche 5 septembre à la Maison du Village à Flobecq

de 9h00 à 18h00 - 4, rue Abbé Pollaert à Flobecq.

 

Au programme:
09h30 : marche de +/- 12 km (accompagnée par Eric Vervoort)
10h00 : promenade « à la découverte des venelles de Flobecq » (guidée par Michel Faucq)

10h00 : atelier « cuisiner avec le miel »

11h00 : conférence (sujet à confirmer)

11h00 à 16h00 : découverte de jeux en bois

12h00 à 14h00 : repas (jambon braisé, sauce au miel, buffet de crudités, café, dessert)

13h30 : atelier bricolages pour les enfants (animé par Nathalie Deroissart)

14h30 : promenade-circuit dans et autour de Flobecq (guidée par Jacques Weverbergh)

15h00 : conférence sur les plantes invasives et espèces exotiques (par Bernadette Duhaut ou Baptiste Hottekiet)

15h30 : promenade « Jardin et circuit des plantes médicinales » (guidée par Jean-Paul Jouret)

 

Toute la journée :

-  exposition des photos ornithologiques de Dominique Duyck, sélectionné au festival Nature de Namur 2009

-  exposition retraçant les 35 ans d’aventure des Guides-Nature des Collines...

-  multiples stands où la nature sera mise à l'honneur...

-  musique en live (« Les Verts luisants » : accordéon, violon, guitare, cornemuse)


Toutes nos activités sont gratuites (sauf le repas).

Repas: Adultes 14 euros – Enfants 8 euros


RESERVATION POUR LE REPAS INDISPENSABLE AVANT LE 2 SEPTEMBRE chez Léo FEUILLET: 068/ 54.23.38. Paiement à effectuer sur le compte des guides-nature : 001-1437015-36

 

On vous espère ! On vous attend !

 

 

Par Cathy - Publié dans : NATURE - Communauté : écologie nature et histoire
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 11:33

Avec un titre pareil, je suis quasi certaine de me retrouver au milieu de sites érotiques sur les moteurs de recherche...

Mais de quoi vais-je donc vous parler ??

 

J’ai eu, récemment, une discussion avec une amie sur la gastronomie. Le sujet a inévitablement dérapé sur les... cuisses de grenouilles...  Elle adore, je boycotte !

Mon amie ne comprenait pas pourquoi, et moi j’étais sidérée de constater qu’à l’heure actuelle, des personnes ne sont toujours pas au courant de la polémique liée à ce commerce inacceptable.

 

Alors je lui ai expliqué ceci : chaque année, plus de 300 millions de grenouilles sont tuées pour satisfaire le palais des fins gastronomes européens et américains. 95% de ces bêtes proviennent d’Indonésie. Il ne s’agit pas de grenouilles d’élevage mais bien de bêtes à l’état sauvage. Oui, et alors ? me direz-vous... Attendez que je vous explique la suite...

 

En vendant ses batraciens aux européens et américains, l’Indonésie sacrifie ainsi son meilleur insecticide. En effet, les grenouilles gobent un nombre incalculable d’insectes, dont le fameux moustique vecteur de la malaria... Elles jouent donc un rôle crucial dans la biodiversité, en éradiquant les insectes nuisibles. Puisque l’Indonésie se débarrasse de ses grenouilles au profit des fins gourmets étrangers, elle est obligée d’utiliser de grandes quantités de pesticides pour protéger ses cultures de riz.  Qui lui vend ces pesticides ?  L’Europe et l’Amérique... Et où se retrouve ce riz gazé aux pesticides ?  Dans l’assiette des européens et américains... Un cercle on-ne-peut-plus vicieux et nuisible pour la biodiversité, les grenouilles, les indonésiens et notre santé...

 

Penchons-nous maintenant sur les conditions de capture... De petits groupes de ramasseurs arpentent les rizières et mares munis d’une lampe torche avec laquelle ils éblouissent les batraciens. Ceux-ci, paralysés par la lumière, se laissent attraper sans aucune résistance. Il s’agit d’une « cueillette » très facile. Les animaux sont ensuite entassés dans des sacs à l’arrière de véhicules et emmenés dans les grandes villes. Beaucoup de ceux-ci ne survivront pas au voyage. Mais comme de toute façon, ils doivent tous mourir, certains cadavres moins écrasés que les autres, feront toujours l’affaire...

Arrivés à l’entreprise spécialisée dans ce commerce, les grenouilles sont sorties des sacs. Chacune d’entre-elle sera étirée vivante sur une sorte de billot et pressée sur une lame souvent mal affûtée. Plusieurs passages seront parfois nécessaires avant que l’animal soit tranché en deux. Le bas du corps est alors jeté dans un seau tandis que le haut rejoint une montagne de membres encore frétillants. Non, les grenouilles ne meurent pas immédiatement, mais durant de longues minutes de torture.

 

Je ne vous parlerai même pas de l’hygiène des locaux où se pratiquent les tortures (la chaleur, les mouches, l’eau impropre à la consommation...). Bien sûr, certains établissements sont plus sérieux et respectueux que d’autres, mais comment savoir duquel vient les cuisses qui se trouvent dans votre assiette ? Même le chef cuisinier de votre restaurant favori ne saura pas vous répondre...

 

Heureusement, certains pays réagissent et interdisent l’importation de cuisses de grenouilles venant d’Indonésie, d’Inde ou du Japon... mais nous ne sommes pas à l’abri du marché noir qui, lui, continue bel et bien.

 

160 espèces de grenouilles ont disparu en quelques dizaines d’années. Et ça continue... La faute revient entièrement à l’homme de part sa gastronomie, mais également à la destruction des biotopes de ces animaux (comment peuvent-ils survivrent s’ils ne trouvent plus à manger ni d’endroits pour pondre leurs oeufs ?), la pollution, les routes meurtrières,...  Chaque année, au moment des migrations (printemps et automne) ce sont des milliers de batraciens qui meurent écrasés sur les routes. Il faut savoir que ces espèces retournent chaque année dans la mare qui les a vus naître pour s’y reproduire. Ensuite, ils repartent par là où ils sont venus. Malheureusement, leurs chemins croisent souvent le nôtre, ou plutôt, le nôtre a empiété sur le leur, et ils se font massacrer par nos 4 roues. De nombreuses communes réagissent et barrent certaines routes durant la migration, des centaines de bénévoles passent des nuits entières à ramasser les pauvres bêtes pour les emmener de l’autre côté de la route, au détriment de leur sécurité. Oui, il y a encore des automobilistes qui n’ont pas la patience d’attendre et qui se foutent royalement d’écraser des dizaines de bêtes, et pourquoi pas un bénévole au passage !!

 

C’est Einstein, je pense, qui a dit que si les abeilles disparaissaient de la Terre, l’Homme ne survivrait pas plus de 4 ans sans la pollinisation... Mais sans les animaux insectivores, comme les batraciens, oiseaux, chauves-souris, hérissons ou musaraignes, vous pensez vraiment que l’humain survivrait ? Nous serions bien vite envahis d’insectes et de moustiques porteurs de maladie mortelles.  Alors, à choisir entre des animaux pas toujours très beaux à voir mais tellement utiles, ou un air chargé d’insecticides chimiques, que choisissez-vous ?

 

La prochaine fois que vous vous retrouverez devant une assiette de cuisses de grenouilles, demandez-vous si cette viande au goût fade que seule la sauce relève, en vaut vraiment la peine... 

 

En votre âme et conscience...

 

Par Cathy - Publié dans : NATURE - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 14:54

Oui, vous ! Vous qui tenez votre blog régulièrement, qui écrivez un article chaque jour ou presque, comment faites-vous ?  Moi, vous l’aurez remarqué, je n’y arrive pas ! En hiver, pas de problème, je tiens le coup à raison d’un ou deux articles par semaine, mais une fois le printemps arrivé, c’est terminé, mes bonnes résolutions d’écriture s’envolent et mon blog entre en hibernation...

 

Alors, sincèrement, comment faites-vous ? Etes-vous pensionnés, sans emploi ? Avez-vous une femme de ménage, une cuisinière, un jardinier ? L’écriture est-elle votre seul loisir ? N’avez-vous pas de famille, pas d’amis autres que sur votre écran d’ordinateur ? ... Pardonnez-moi toutes ces questions idiotes, mais je me demande vraiment comment il est possible d’alimenter un blog chaque jour ou presque, quand on a une vie déjà bien remplie. Et pourtant, je suis sûre que votre vie est aussi remplie que la mienne, peut-être même plus !

 

Mon problème ne vient pas d’un manque d’inspiration, ça c’est sûr, car des sujets, je peux vous en trouver tous les jours. Tout ce que je vois, je vis, j’entends m’inspire à écrire des billets pour ce blog. C’est vrai que je désire me limiter à la littérature et l’environnement, deux de mes passions, mais rien ne m’empêcherait de prendre d’autres chemins de temps en temps.  Alors quoi ? Qu’est-ce qui bloque ?

 

Le manque de temps ? Du temps, il y a toujours moyen d’en trouver. La preuve : je suis en congé aujourd’hui, lundi, et après un w-e hyper chargé, j’ai encore une tonne de choses à faire avant ce soir. Et dans mon programme j’ai inclus une heure pour mon blog. A la place, j’aurais pu me détendre un peu, regarder un feuilleton à la télé, lire un ou deux chapitres de ce livre hyper passionnant que j’ai commencé hier soir, j’aurais pu aller me promener par cette après-midi ensoleillée ou encore écrire à une amie plus vue depuis longtemps... Au lieu de ça, j’ai choisi de vous écrire à vous, chers blogueurs.

 

Alors la réponse serait-elle si simple ? Ecrire régulièrement sur un blog serait juste une question de choix ? Le choix entre deux passions, deux envies, deux tâches ? Ecrire ou lire, écrire ou regarder un film, écrire ou se détendre, écrire ou ...

 

Alors puisque les journées sont trop courtes pour pouvoir faire tout ce que l’on doit ou tout ce que l’on veut (en sachant que ce que l’on doit faire passe avant ce que l’on veut), je dois donc faire un choix : c’est le printemps, le ciel est magnifique, et mes 38 ares de terrain m’appellent à grands cris, que ce soit pour les entretenir ou pour en profiter. Pour ceux qui suivent ce blog depuis ses débuts, vous savez que mon compagnon et moi sommes également amateurs de grands travaux. Après une année sabbatique, nous venons d’entamer à nouveau de grandes manoeuvres et quelques lignes de briques sont déjà posées. Voilà encore une belle activité qui va nous occuper jusqu'après l'été...

 

Vous l’aurez compris, mon choix est fait...

Loin de moi l’idée de laisser tomber ce blog ! J’y reviendrai de temps en temps pour vous parler de mes lectures, de la nature ou de sujets qui me touchent. Et comme chaque année en automne, quand mon grand jardin se décidera à prendre du repos, mon blog se réveillera...

 

D’ici là, je vous garde dans mon coeur et dans mon esprit.

Passez un excellent printemps et un merveilleux été.

 

A très bientôt !

 

 

PS : si vous ne voulez pas rater mes quelques apparitions, je vous invite à vous inscrire à la newsletter (« Pour avoir des news »). Vous recevrez automatiquement un mail vous signalant qu’un nouvel article a été posté.

 

 

Par Cathy - Publié dans : HUMEUR - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 20:00

J’ai lu cinq pages.

« Oui, et alors ? » me direz-vous ? « Cinq pages, ce n’est pas exceptionnel, pas de quoi en faire tout un fromage ! ».

Mais attendez ! vous réponds-je.

« Cinq pages », c’est le titre du dernier roman de Josette Lambreth, une habituée de Chloé des Lys. Pourquoi habituée ? Parce qu’elle en est quand même à son quatrième livre ! Les deux premiers, « Vie(s) en tranches » et « Histoires aux senteurs d’ici », sont des recueils, l’un de sonnets, l’autre de nouvelles ; le troisième « Vaut méié in rir’ ! Alors rions... » regroupe des monologues picard-français. Car il faut bien l’avouer, Josette est une grande adepte de notre patois local, ce qui lui a déjà valu de nombreux prix littéraires !

« Cinq pages » est donc son tout premier roman qu’elle qualifie plutôt de « roman-documentaire », un mélange de roman et d’histoire sociale. Tout un programme !

« Bon, et elles racontent quoi ces cinq pages ? » allez-vous encore me demander.

Mais attendez, laissez-moi raconter !  Tout d’abord il n’y a pas que cinq pages, il y en a 405 !

« Et pourquoi ça s’appelle cinq pages alors » ?

Bon, ça suffit, arrêtez de me couper ou je n’explique rien. ça y est, vous êtes tout ouï ? Ok...

 

Le héros de l’histoire, Charles, un jeune étudiant de 17 ans, s’ennuie au cours d’histoire et, suite à une remarque qui lui échappe, se fait coller par son professeur. Résultat, il devra fournir, après les vacances de Pâques, cinq pages (ça y est, on y arrive) sur la vie des jeunes à la campagne vers 1900. Tache ardue, apparemment, puisqu’il ne trouve rien ou presque sur le sujet. Le hasard fait qu’il rencontre pour la première fois son grand-père paternel avec qui le père de Charles est en brouille depuis de nombreuses années. Ce grand-père tant redouté s’avère être un précieux allié pour le travail que Charles doit fournir à son prof, et c’est sous le couvert du mensonge que le jeune homme fréquentera son grand-père durant plusieurs semaines.

Les longs échanges qu’il a avec son aïeul modifient complètement sa vision de la vie et, il faut bien l’avouer, la nôtre aussi. Ce roman nous plonge dans l’univers campagnard de 1900, avec ses peines et la dure réalité d’autrefois mais aussi avec ses joies et la solidarité qui liait les gens. Tous les sujets y passent : le manque de confort des maisons, les transports quasi inexistants, la rudesse des travaux, la pauvreté des repas, la difficulté de s’instruire, les vêtements et les chaussures à préserver,... mais aussi la joie des fêtes de village, l’engouement pour les jeux d’antan, les coutumes à respecter, les métiers presque oubliés, les objets de la vie quotidienne,...

C’est avec joie que j’ai relu certains mots que j’entendais ou utilisais encore quand j’étais enfant, tel que « carnassière » ou « plumier ». Mon plaisir à lire ce livre a été d’autant plus grand que l’histoire se passe dans ma région. Même si Josette s’est amusée à détourner les noms des lieux, j’ai bien reconnu le musée du folklore, l’écluse, notre joli mont et les rues des villages. J’ai aimé retrouver des recettes de cuisine typiques d’ici, entendre parler des traditions qui se suivent encore aujourd’hui ou me souvenir de ce que mes parents m’avaient déjà racontés de leur enfance et de celles de leurs parents.

 

Le livre de Josette Lambreth nous ouvre les yeux et remet les choses à leurs places. Nous qui faisons nos courses dans des supermarchés et passons un temps infini à choisir ce qu’on va manger au soir quand nous serons rentrés dans notre maison bien chauffée, qui passons autant de temps le matin devant notre placard à nous demander ce qu’on va enfiler (surtout pas ce chemisier, je l’ai déjà mis il y a 15 jours !), nous qui avons la télé numérique, internet, un ou deux téléphones portables, parfois plusieurs voitures par famille, et nos sacro-saints appareils électroménagers (Dieu bénisse l’inventeur de la machine à laver !!), nous nous prenons une belle claque en lisant ce roman criant de vérité.

 

Mais comme le signale avec plein de sagesse le grand-père de Charles : « La réalité de jadis, ça paraîtra « rétro », comme on dit, à des tas de gens. Mais le présent et le futur en dépendent et on ne peut pas expliquer aujourd’hui et demain sans se référer à hier ! Beaucoup de nos contemporains veulent gommer tout ça, peut-être parce que ça les dérange d’imaginer qu’ils ont de la chance par rapport à leurs ancêtres. « Ils faut vivre avec son temps » disent-ils. Avec raison, bien sûr, mais il ne faut pas oublier pour autant le lien qui nous rattache à ceux qui ont vécu avant nous sur cette minuscule partie de la planète. Ces évidences, ces façons d’être et d’agir que des générations, les unes après les autres, se sont transmises, il faut les garder à l’esprit et s’en inspirer à son tour, sous peine de perdre ses racines et, au-delà, son âme. Car il ne faut pas s’y tromper : ce que certains considèrent aujourd’hui comme des vérités et des marques de progrès seront désuètes demain... »

 5-pages.jpg

Vous l’aurez compris : j’ai aimé ce roman – documentaire - livre d’histoire sociale, appelez-le comme vous voulez. Ne vous fiez pas à l’aspect « historique » du roman, vous y trouverez aussi du suspense car on ne peut s’empêcher de se demander si le grand-père est au courant que... Si Charles va réussir à... Comment son père va réagir quand... Et la qualité d’écriture est excellente, ce qui ne gâche rien.

 

Je conclurai en conseillant sa lecture à tous les étudiants en secondaire. Une bonne claque à leur i-pod ou autre gadget soit-disant révolutionnaire sans lequel ils ne parviennent déjà plus à vivre...

 

 

« Cinq pages » de Josette Lambreth

Editions Chloé des Lys

405 pages

ISBN 978-2-87459-455-7

Par Cathy - Publié dans : LITTERATURE - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 09:12

LES GUIDES-NATURE DES COLLINES

 

ont la joie de vous inviter à leur première

 

FÊTE DU PRINTEMPS

 

Le dimanche 21 mars de 9h30 à 18h

 

en leur nouveau local situé à la Maison du Sucre

rue de la Station, 12 à 7911 Frasnes-lez-Anvaing


 

AU PROGRAMME

 

De 9h30 à 18h : Exposition de photos « Les sentiers et chemins »

de Hugo Heymans et José Vandekerkove

 

9h30 : Marche « Sucre et Dame Blanche »

par Eric Vervoort

Même si cela fait quelques années que la haute cheminée de la sucrerie ne fume plus, parler du sucre à Frasnes-lez-Anvaing paraît être une évidence. A partir de notre nouveau local dans les bâtiments de la « Maison du sucre », venez donc marcher quelques kilomètres avec nous vers les monts avoisinants. Nature, légendes, points de vue et bol d’air seront au rendez-vous. A vous de découvrir qui est la "Dame Blanche" !

Prévoir jumelles, ravitaillement et tenue adaptée.

 

10h30 : Visite des anciens bassins de décantation de Frasnes

par Vanessa Pluvinage

L’ancien site industriel de la sucrerie de Frasnes présente un réel intérêt biologique et environnemental à protéger. Les bassins de décantation forment une vaste étendue d’eau avec îlots d’une exceptionnelle richesse ornithologique. Pour notre plus grand plaisir, l’infrastructure permet d’observer, sans déranger la faune sauvage, limicoles, mouettes rieuses, grèbes, canards parmi une bonne centaine d’espèces d’oiseaux.

Prévoir bottes et jumelles.

 

De 12h30 à 14h : Petite restauration

Soupe + sandwich + dessert : 5 euros

Réservation obligatoire avant le 18 mars auprès de Valérie Pirlot : 0497/90.80.53

 

14h : Balade en campagne moustinoise (7 km)

par Cathy Bonte

Venez découvrir l’histoire de Moustier, ce modeste village campagnard situé à l’extrémité sud-est du Pays des Collines. Il vous surprendra par bien des aspects, de ses admirables paysages à son riche passé historique, en passant par sa flore et sa faune printanières.

Prévoir tenue adaptée.

 

Venez donc fêter le premier jour du printemps avec nous !

 

A dimanche prochain ?

 

Par Cathy - Publié dans : NATURE - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 19:11

Vous êtes nombreux à avoir réagi par mail, oralement ou via les commentaires, à mon précédent article sur la timidité. Et quelque chose, dans ce que vous m’avez dit, m’a interpellée… Apparemment, mon malaise à parler devant un groupe ne se voit pas ! Tant mieux, me direz-vous ! Je répondrais : oui et non… Je m’explique :

 

Lorsque je suis entrée au Forem pour faire ma formation en secrétariat, j’avais 23 ans et n’étais pas encore du tout sortie de cette foutue timidité. Le premier jour, on a rassemblé mon groupe autour d’une table. Nous étions une bonne vingtaine. On nous a expliqué les tenants et aboutissants de cette formation et ensuite, nous pouvions poser des questions. Personne ne se lançait… J’ai pris mon courage à deux mains et, tremblante de peur, j’ai posé une question. Je me souviens m’être demandée, juste après, comment j’avais osé ! Quelques mois plus tard, alors que mon groupe était devenu une bonne bande de copains très soudés qui rigolaient énormément ensemble, nous avons reparlé de cette première journée et de l’impression que nous avions faite aux autres. Eh bien figurez-vous que mon intervention, qui avait été une véritable épreuve pour moi, avait été mal perçue par les autres ! J’avais failli être cataloguée de « grande gu… » parce que j'avais pris la parole devant tout le monde ! Evidemment, il n’a pas fallu longtemps au groupe pour comprendre que je n’étais pas du tout comme ça, mais ça m’a fait réfléchir. Et aujourd’hui, savoir que la plupart des gens, même ceux qui me connaissent bien, ne perçoivent pas mon malaise à parler devant un groupe, me fait un peu peur. Ça pourrait être sympa que l’on pense que je suis super à l’aise, et pourtant je ne le souhaite pas. J’ai l’impression qu’en remarquant mon trac, les gens me pardonneront plus facilement si je dis une bêtise, bégaie ou oubli des mots, ce qui m’arrive malheureusement fréquemment…

 

Aah, si vous aviez assisté aux repas familiaux de mon enfance, avec la petite Cathy assise bien sage sur sa chaise, se faisant toute petite et ne pipant mot. Comme dans toutes les réunions de famille, il y avait toujours un moment où la conversation s’arrêtait et un petit blanc s’installait. Et là, ça ne ratait jamais, il y avait toujours un petit malin pour lancer haut et fort : « Et alors, Cathy, on ne t’entend pas ! », ou encore « Cathy, arrête de parler, on n’entend que toi ! ». Toutes les têtes se tournaient vers moi en riant, et la petite Cathy se tassait encore un peu plus sur sa chaise, devenant cramoisie et priant pour être invisible…

 

Je vais vous raconter une anecdote bien pire, dont je ne suis pourtant pas fière… Quand j’avais une dizaine d’année, mes parents ont dû s’absenter à Bruxelles et allaient revenir tard. Ce n’était pas du tout dans leurs habitudes, mais cette fois, ils ont demandé à nos gentils voisins pour que je dorme chez eux. On s’entendait très bien et ils avaient 2 garçons de mon âge avec qui je jouais tous les jours. Et pourtant… ce fut un abominable calvaire pour moi. Il a suffit qu’un des garçons me fasse croire que son frère et lui m’avaient préparé plein de sales blagues (c’était totalement faux) pour que j’ai envie de m’enfuir. J’aurais tout donné pour aller dormir chez ma copine, à deux rues de là. D’ailleurs notre voisin a dû aller m’y rechercher ! Nous avons soupé et la famille a fait tout ce qu’elle pouvait pour me mettre à l’aise, mais rien n’y a fait. Ensuite, ils ont installé un jeu de société et m’ont proposé de jouer. Je n’ai pas voulu. Vous savez pourquoi ? Parce que je ne connaissais pas ce jeu et rien qu’à penser qu’ils allaient devoir m’expliquer les règles et que je risquais de me tromper, ça me foutait la trouille ! Et puis vous ne vous rendez pas compte ? Jouer chacun à son tour, ça veut dire qu’à un moment donné, 4 paires d’yeux allaient me regarder.  L’horreur !  Bref, j’ai préféré lire une bande dessinée dans le divan pendant que la famille jouait à 4. Quand j’y repense, j’ai honte, mais j’ai honte ! Mais… ce n’est pas fini, le pire arrive… Quand Cathy a eu terminé de lire sa BD, elle s’est rendue compte qu’elle allait devoir se lever, traverser le salon et en prendre une autre. Paralysée, la Cathy ! Elle est restée scotchée à la dernière page durant un temps indéfinissable ! Une ½ heure ? Une heure ? Sais plus…  Mais alors que je sentais qu’on allait nous envoyer au lit, j’ai entendu une voiture et ai presque crié : « les voilà ! ». Mes voisins ont dit que ce n’était pas possible, que mes parents n’allaient pas rentrer si tôt, mais si, c’était bien eux ! J’ai pu revenir chez moi et me glisser dans mon lit chéri. J’ai rarement été si contente de voir mes parents .

 

Par cet exemple (un parmi tant d’autres), je voulais vous faire comprendre à quel point ma timidité était maladive. Je ne pourrai jamais l’oublier. Aujourd’hui, quand je suis dans une salle d’attente bondée et que je me lève pour aller chercher une revue sur la table centrale, je souris intérieurement. Aujourd’hui, quand, de ma propre initiative, j’entame la conversation avec un(e) inconnu(e) dans la rue, un magasin ou une salle d’attente, je me sens bien. Aujourd’hui, quand j’interviens durant une réunion et que tous les yeux se tournent d’un coup vers moi, je garde confiance en moi. Aujourd’hui, quand je parle devant une assemblée ou que je guide un groupe, même si mes boyaux se tordent et ma voix tremble légèrement, je le fais, et j’en suis fière.

 

Voyager en train toute seule, passer une journée à Bruxelles toute seule, m’obliger à entrer dans un petit magasin et demander quelque chose au vendeur, participer à des formations, partir travailler 3 semaines en Irlande (le meilleur défi de tous !), et puis les nombreux contacts via les boulots que j’ai fait… Ce sont tous ces petits défis que je me suis lancée qui m’ont permis d’acquérir une meilleure confiance en moi. Ce n’est pas encore à 100%, bien sûr, et c’est mieux comme ça car je ne pense pas qu’être trop sûr de soi est une bonne chose.

 

Petit à petit, j’ai fini par sortir de cette coquille qui m’emprisonnait et m’empoisonnait. Aujourd’hui, plus personne ne me dit « et alors, on ne t’entend pas ? », je suis devenue une vraie pipelette ! Il faut bien rattraper toutes ces années où je me suis tue 

Par Cathy - Publié dans : SOUVENIRS - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 11:40

Un tout grand MERCI à Régine Lejeune pour le reportage qu'elle a fait paraître dans le Passe Partout des Collines de cette semaine ! Ca me fait d'autant plus plaisir qu'il s'agit de son tout dernier article pour ce journal. Elle voulait absolument me le consacrer. Un véritable honneur !

 PPCollines-mars2010(1)

PPCollines-mars2010(2)
Par Cathy - Publié dans : REVUE DE PRESSE - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Romans parus

 Pour une présentation originale, cliquez sur les dessins des couvertures. 

  LE CALME APRES LA TEMPÊTE
  

Bernard Hanssens n’est pas ce qu’on peut appeler un « grand causeur ».  Son manque de conversation, pris pour de la timidité par son entourage, en fait quelqu’un de renfermé.  Partagé entre son boulot et sa mère, sa vie s’écoule paisiblement … jusqu’au jour où il croise Sarah Martin dont la vie est plutôt mouvementée.  Bernard en tombe fou amoureux, tandis que Sarah, après tout ce qu’elle a vécu, se sent attirée par le calme apparent qu’il dégage.  Mais entre eux, la communication n’est pas facile et les malentendus s’accumulent.  Jusqu’au jour où c’est le drame …

     

LE PASSE RECOMPOSE 

  

Timide, mal dans sa peau, Johanna Leroy semble vivre dans l’ombre de son fiancé, Kaël.  Jusqu’au jour où un accident de la route lui fait perdre complètement la mémoire.

Alors que son fiancé multiplie les efforts pour qu’elle retrouve ses souvenirs, Johanna se découvre peu à peu, avec des goûts bien à elle, des envies, des projets et … un caractère bien trempé ! Comment expliquer que cette Johanna n’est plus pareille à la jeune fille d’avant ? Comment son entourage et son fiancé vont-ils accepter ce changement brusque de personnalité ? Mais surtout, comment va-t-elle faire pour retrouver la mémoire ? 

Points de vente

En vente à la librairie Decallonne à Tournai (Grand'Place).

A commander dans les autres bonnes librairies. 

Vous pouvez aussi les commander directement chez l'éditeur au 069/84.74.94  chloe.deslys@scarlet.be ou sur http://www.editionschloedeslys.be

Egalement chez :
le Monde du livre 
Chapitre.com
 
Amazone

Pour me contacter personnellement : cat.bonte@hotmail.com 

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