Lundi 16 novembre 2009

A chaque fois que je sais que je vais revoir les nez rouges ou faire connaissance avec de nouveaux auteurs de Chloé des Lys, ça me procure une joie immense. Et ce dimanche 15 novembre, à Tournai-la-Page, n’a pas été une exception, bien au contraire ! D’abord, à chaque retrouvaille, ou à chaque nouvelle rencontre, nous avons cette impression commune de nous connaître déjà depuis longtemps. Rien de mystérieux à cela puisque tous les auteurs de Chloé des Lys ont accès à un forum privé où nous conversons joyeusement. D’où cette impression d’appartenir à une grande famille.


Ensuite, il y a cette reconnaissance entre nous. Tous dans le même bateau, nous connaissons les mêmes galères, les mêmes joies, les mêmes espoirs… Nous aimons en parler entre nous, nous soutenir mutuellement, savoir comment les autres ont fait pour surmonter telle difficulté de mise en page, d’écriture ou de distribution. Pas de concurrence chez Chloé des Lys, mais un réel soutien les uns envers les autres.


Et puis il y a cet humour qui nous caractérise, ce fameux « nez rouge » que nous n’avons pas peur d’exhiber, que nous revendiquons même, car il est la preuve que, même si nos livres ont été publiés, même si on nous appelle « auteur » ou « écrivain », nous ne nous prenons pas du tout au sérieux, et l’écriture reste une passion, un loisir que nous partageons avec qui veut bien nous lire.


Pour terminer, je dirai qu’il y a aussi, et surtout, cette nouvelle amitié qui nous lie, forte et sans restriction, grandissant au fur et à mesure de nos rencontres, alimentée entre-temps par nos conversations délirantes sur le forum.

Et pour tout cela, je vous dis MERCI, chers amis de CDL
 

Je vous invite tous à découvrir la vidéo de Tournai-la-Page, faite par Bob Boutique, le plus trublion de tous les auteurs de CDL, fidèle de ce blog.  Ainsi que quelques photos prises par Louis Delville, le mari de Micheline Boland.

 

Cliquez ici pour visionner la vidéo : Tournai-la-Page.

 











Bob Boutique et moi 




 
Louis Delville et moi













Le stand de Chloé des Lys, avec Micheline Boland en rose, et un peu plus loin Martine Dillies-Snaet














Photo de famille avec tous les auteurs présents à Tournai-la-Page, la matinée du dimanche 15 novembre

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Mardi 10 novembre 2009

Les samedi 14 et dimanche 15 novembre aura lieu le traditionnel salon du livre TOURNAI-LA-PAGE à la Halle-aux-Draps de Tournai (sur la Grand'Place).
Je vous invite à venir y faire un tour et à vous arrêter au stand de Chloé des Lys, où vous pourrez découvrir une kyrielle de nouveaux auteurs talentueux.

Je passerai moi-même faire un petit coucou le dimanche vers 11h30 où je retrouverai avec plaisir les nez rouges dont je vous ai déjà parlés sur ce blog. Il s'agit d'une bonne bande d'imb ... d'amis auteurs chez Chloé des Lys qui ne se prennent pas du tout au sérieux, bien au contraire !

A dimanche ?

Par Cathy - Publié dans : cathybonte
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Mardi 3 novembre 2009

Voici ce que l’on peut lire aujourd’hui dans la presse belge : 

« Les indépendants et les petites entreprises comptant un maximum de huit travailleurs seront exemptées de payer des droits d'auteur lorsqu'elles diffusent de la musique pour leurs travailleurs sur le lieu de travail et dans le réfectoire »

 ou encore ceci :

« Les entreprises ne cessent d’être mises à contribution en matière de redevances, contributions, impôts et autres taxes diverses. Dernières trouvailles: des droits sur la musique diffusée sur le lieu de travail ».


En gros, ça veut dire quoi ? ça veut dire que toutes les entreprises de plus de 8 personnes devront désormais payer la Sabam si elles veulent continuer à pouvoir écouter la radio ou des CD en travaillant ! Le petit fond sonore dans la cantine ou les bureaux, la musique diffusée lors de la fête du personnel ou la simple mélodie d’attente du téléphone feront également l’objet d’un tarif distinct qui variera selon le nombre de personnes employées par l’entreprise, la superficie sonorisée, le nombre de personnes participant à la fête du personnel, etc. Ce qui équivaut à quelques centaines d’euros par an pour une entreprise de moins de 50 personnes, et à un plafond allant jusqu’à 10.000 euros pour les plus grosses entreprises.

Si cela vous concerne, de deux choses l’une : soit votre employeur paiera ce qu’il faut à la Sabam, soit vous serez privé de musique …

Imaginez-vous un chef d’entreprise interdire la radio à ses ouvriers sur le chantier ou dans l’atelier ?

Imaginez-vous toutes les salles d’attente sans musique ?

Imaginez-vous plus aucune mélodie d’attente au téléphone mais à la place, un blanc gênant ?

 

Alors, est-ce une bonne chose ou une arnaque ?  J’ai eu l’occasion de lire divers commentaires sur le net et pour l’instant les réactions sont négatives. La Sabam s’en prend plein la gu…, certains allant jusqu’à l’accuser de se mettre les sous-sous dans la popoche au lieu de les redistribuer aux auteurs. Ou bien de léser les petits auteurs pour donner aux plus gros.

 

Je n’ai pas d’avis sur ce que la Sabam se met dans les poches au passage, mais ce que je peux dire c’est que, en tant qu’auteur moi-même, je ne peux pas lui reprocher de tenter de payer correctement les auteurs. Je me doutais bien qu’on finirait par trouver quelque chose pour récupérer ces fameux droits d’auteurs perdus via les innombrables téléchargements illégaux sur internet. Chaque téléchargement est de l’argent dont plusieurs personnes ne bénéficieront pas. Ça touche l’auteur, mais également toutes les autres personnes liées à la vente ou à la location de ce CD ou DVD que vous n’achèterez pas ni ne louerez … Mais fallait-il vraiment s’en prendre aux entreprises et aux travailleurs pour palier à ce problème ?

 

Et qu’en est-il des livres ? S’ils étaient tous téléchargeables sur internet, que se passerait-il ? Bien sûr, lire un livre sur écran d’ordinateur ou imprimés sur feuilles A4, ce n’est pas vraiment agréable. Mais je suis certaine que beaucoup le ferait quand même. De toute façon, inutile de se leurrer, ça existe déjà …

Personnellement, en tant qu’auteur, même si mes romans n’ont pas atteint un chiffre de vente mémorable, cela ne me plairait pas de les voir affichés librement sur internet. Ça me plairait encore moins si c’était mon seul et unique gagne-pain !

 

Télécharger est illégal, on le sait. Mais nous savons aussi que ce n’est pas parce qu’une personne ne téléchargera pas un CD ou un DVD qu’elle ira obligatoirement l’acheter en magasin. Idem pour les bouquins.

Et le prêt dans tout ça ? On n’en parle jamais. On prête des livres, des CD, des DVD à notre entourage. Ce sont des clients potentiels de perdus. Je sais que mes livres ont été prêtés de nombreuses fois, ils ont fait le tour des collègues. Ça me fait plaisir, bien sûr, car du moment que mes romans sont lus, c’est tout ce qui m’importe, mais heureusement je n’attends pas de vendre quelques livres pour pouvoir manger J

 

Tout ça pour dire que je suis pour le fait de tenter de récupérer les droits d’auteurs perdus à cause des téléchargements (à condition qu’ils soient bien redistribués aux artistes concernés), mais je crois que la Sabam aurait pu trouver une autre solution que taxer les entreprises, car il est clair que beaucoup d’employeurs refuseront de payer cette taxe supplémentaire, privant ainsi un grand nombre de travailleurs d’un petit plaisir quotidien.

La musique doit adoucir les mœurs, pas le portefeuille de la Sabam …

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Vendredi 30 octobre 2009

En cette veille d’Halloween, voici une nouvelle que j’ai écrite pour un concours (que je n’ai pas gagné ). Le thème était « Seule dans le noir » …

Bonne lecture ! 

 

Seule dans le noir

 

Cent septante huit, cent septante neuf, cent quatre-vingt … Trois minutes ! Seulement trois minutes s’étaient écoulées depuis que Chloé s’était enfermée dans ce maudit placard, plongée dans le noir total et suffocante dans la poussière et la chaleur. Punie ? Non. Cachée ? Non plus. Fâchée alors ? Eh bien non !  La petite Chloé, treize ans ce jour-là, s’était lancée le plus grand défi de sa vie.  Il faut dire que la petite, si on pouvait encore l’appeler ainsi, était assez ... comment dire … craintive. Le mot est faible. Peureuse ? N’ayons pas peur du vocabulaire : une véritable trouillarde, oui ! Hier encore, alors que sa mère avait tenté d’éteindre la lampe de chevet, croyant sa fille endormie, Chloé s’était relevée subitement, suppliant de rallumer la lumière rassurante.

Chloé ! avait tonné sa maman.  Demain, tu auras treize ans. Tu ne penses pas qu’il serait temps de grandir un peu ?!

Honteuse, la jeune fille avait baissé la tête, mais, à peine la porte fermée, avait quand même rallumé sa lampe bleu et rose, à l’image de sa chambre.

Elle le savait bien, Chloé, qu’elle était une vraie froussarde, on le lui serinait suffisamment à longueur de journée, à l’école, à la maison, et même son petit frère de huit ans s’y mettait aussi.  C’est bien simple, elle avait peur de tout ! Du noir, des araignées, du vent, des fantômes, des petites bêtes, du bruit, et puis des autres aussi. Surtout des autres. Ses parents disaient qu’elle manquait de confiance en elle. Peut-être avaient-ils raison. Durant la nuit, la réflexion de sa mère avait fait son chemin et, au réveil, Chloé avait pris sa décision : celle de se lancer des défis !  Son premier choix se porta sur sa peur du noir. 

Deux cent nonante sept, deux cent nonante huit … Allez, Chloé, quinze minutes, tu peux le faire, s’encouragea-t-elle.

Elle devait compter jusque neuf cent tout rond, elle en était au tiers.

Son esprit était concentré sur les nombres qu’elle faisait défiler dans sa tête, mais ça ne l’empêchait pas d’être attentive aux bruits de la maison.  La présence tout proche de sa mère dans la cuisine, occupée à préparer le repas d’anniversaire, aurait dû la rassurer.  Le vacarme de son petit frère occupé à la chercher partout dans la maison, pensant à un jeu de cache-cache, aurait dû la faire rire.  Au lieu de ça, notre Chloé était recroquevillée sur elle-même, les bras entourant ses jambes repliées, son front posé sur ses genoux, les yeux fermés et la sueur froide prête à lui couler dans le cou. 

Quel défi stupide ! se dit-elle, en continuant à compter. 

Son petit frère passa en trombe devant la porte en criant « Chloooééééé ! ».

Elle savait qu’il ne la trouverait pas car, depuis qu’elle lui avait fait croire qu’une vilaine sorcière habitait le placard, il n’avait plus jamais osé ouvrir la porte.  Dans le fond, il était aussi trouillard qu’elle.  En pensant à la sorcière, elle frissonna.

Chloé, tu es stupide ! se morigéna-t-elle.  Si en plus tu te fais peur toute seule, tu n’es pas sortie de l’auberge, enfin, du placard …

Ses fesses commençaient à lui faire mal. Elle releva la tête et ouvrit précautionneusement les yeux. Ça ne changeait strictement rien, il faisait tout aussi noir. Elle bougea légèrement, afin de soulager son postérieur endolori.  C’est alors que son bras toucha quelque chose … Des poils … une fourrure !  Elle manqua crier mais plaqua une main sur sa bouche, se reculant le plus possible contre le mur.  Qu’est-ce que ça pouvait être ? Une souris ? Oh pitié, non, pas une souris !  La jeune fille était sur le point de sortir de sa cachette quand elle se ravisa.

Non, tu t’es lancé un défi, tu dois aller jusqu’au bout ! Tu as envie que tout le monde continue à se moquer de toi ?

Elle fit non de la tête et renifla.  La petite bête avait dû avoir aussi peur qu’elle et s’était sûrement enfuie.  Tremblante comme une feuille, Chloé avança une main hésitante. Rien. Elle tâtonna sur la droite.  Rien non plus. Sur la gauche … elle retint à nouveau un cri. La bête était toujours là. Elle écouta. Pas un bruit, pas un souffle … Serait-elle morte ? Hii, un cadavre, je suis assise à côté d’un cadavre ! Malgré sa peur, elle avança à nouveau la main prudemment, effleura les poils, les caressa, jusqu’à ce qu’elle sente quelque chose de solide. Elle se retint d’éclater de rire.  Un balai ! Ce n’était qu’un stupide balai ! Comme elle avait été bête.  Elle reprit tant bien que mal son comptage. Elle devait être à quatre cent plus ou moins. 

Allez, on disait quatre cent.  Quatre cent et un, quatre cent et deux …

Alors qu’elle se concentrait à nouveau, quelque chose lui chatouilla le bras.  Elle se pétrifia.  Et ça, c’était quoi ? Sûrement pas le balai, encore moins la ramassette !

Elle tenta de se calmer, de respirer profondément et de réfléchir rationnellement. Elle avait un peu bougé, quelque chose avait dû tomber. Une poussière ? Un nounou ?  Une toile d’araignée ?  Aah, rien que d’y penser, elle frissonna à nouveau. Voyons, ce doit être un nounou … Non ! Un nounou qui se déplace, ce n’est pas possible. La « chose » avait entrepris de remonter le long du bras.  Manque de bol, Chloé s’était vêtue d’un petit top à bretelle, prévoyant la chaleur du lieu. Au moment où elle pensa à se lever afin de s’éjecter du placard en hurlant de terreur, son petit frère passa à nouveau devant la porte en scandant :

Chlo-é est une trouillar-de, Chlo-é est une trouillar-de, et je vais la trouver euh !

« Sale petite vermine » ronchonna sa sœur. « Tu vas voir ce que tu vas voir ! ».

Elle ne bougea pas, ne respira presque plus, se concentra sur la « chose ».  Alors, six ou huit pattes ? Pitié, faites qu’il n’y en ait que six ! Six petites pattes et pas huit longues poilues.  Pitiiiéééé !

Elle sentait les larmes lui monter aux yeux.  Dieu qu’elle avait peur ! La chose montait de plus belle, prenant son temps, torturant sa victime, la chatouillant au passage.  Elle était déjà presque à l’épaule.  Chloé pensa à ce que son entourage lui disait depuis qu’elle était petite : « ce ne sont pas les petites bêtes qui mangent les grosses ».  Ah non ? Et les asticots alors ? A cette pensée, Chloé fut prise de nausées.  Ah non, pas ça, elle avait peur de vomir ! Elle maîtrisa sa respiration, pensa à autre chose, se calma.  La bête avait stoppé son ascension. C’était l’instant ou jamais. La jeune fille se raidit, la sueur lui coulait le long des tempes et dans le dos. La bête se remit en route.  Elle finirait par atteindre le visage s’il ne se passait rien. Cette fois, pas question d’appeler « papaaaa » à l’aide, elle irait jusqu’au bout ! Sa main droite partit comme une flèche et elle se donna une très grosse claque sur l’épaule gauche.

Aaïïe ! Mais t’es complètement barge ma pauv’fille ! se dit-elle.

Elle attendit un instant. Plus rien ne la chatouillait. Adieu araignée, asticot, mouche ou cloporte, qui que tu étais, je t’ai eu !

Sa victoire fut de courte durée... La claque sonore avait visiblement attiré autre chose. Un souffle chaud passa en dessous de la porte, Chloé le sentit sur ses orteils nus. Elle sursauta. Une respiration bruyante se fit entendre, puis un petit grattement. Elle sourit, rassurée :

Gamin, non ! chuchota-t-elle à son chien. Tu vas me faire repérer !

Le caniche se mit à gémir de plus belle en grattant à la porte.

Taïoooooo, hurla le petit frère en traversant le couloir à toute vitesse.  Sus à l’ennemi !

Gamin détala sur le champ, poursuivi par son impitoyable petit maître.


      
Alors que le soir tombait tout doucement, la maman alluma dans la cuisine. Un très fin rai de lumière passa sous la porte du placard, suffisant pour que Chloé vit ce qu’elle aurait ne jamais voulu voir. Une masse blanche flottait dans le coin opposé de la minuscule pièce. C’était vaporeux, aérien, et surtout très blanc ! La terreur que ressentie Chloé la fit se plaquer une fois de plus contre le mur. Elle était sûre de ne plus avoir une seule goutte de sang dans le visage, sa bouche restait béante, ses muscles étaient devenus durs comme de la pierre, ses ongles entraient dans la chair de ses genoux et cette sueur, cette satanée sueur qui ne cessait de couler le long de son dos. Lorsque Chloé avait reculé, le spectre luminescent avait bougé, un peu, lentement, il avait comme « ondulé » avec un drôle de chuintement. Puis, plus rien. Allons bon, ils n’allaient pas rester là toute la soirée à se regarder dans le blanc des … Non, il n’avait pas d’yeux. Chloé osa un mouvement. La masse blanche ondula à nouveau, avec ce curieux bruit de frottement. Etrange … Elle attendit encore un peu, puis avança un doigt en direction de l’étrange masse. Se pouvait-il que … ?  Elle n’osait y croire. Son doigt tapota doucement la cause de sa frayeur. « PAN ! ».  Le ballon de baudruche éclata. Le cœur battant à tout rompre et sous le coup de la surprise, Chloé recula contre le mur, accrochant au passage le balai qui tomba sur un lot de vieilles casseroles qui dégringolèrent de leur étagère, accrochant dans leur chute tous les autres ballons qui éclatèrent les uns après les autres dans un vacarme assourdissant.  Chloé s’était protégée la tête de ses bras et, tout en recevant des tas de choses indéfinissables sur elle, riait comme une folle.

« Man-maaaan », cria le petit frère derrière la porte.

Celle-ci s’ouvrit à toute volée sur la maman et le garçonnet épouvanté.

Chloé ! cria la mère. Tu peux m’expliquer ce que tu fais là-dedans !  ça fait plus de trois quarts d’heure que ton frère te cherche !

Chloé, assise par terre au milieu des dégâts, se tenait le ventre et riait, riait !

ça te fait rire en plus ? hurlait sa mère, rouge de colère. Tu as vu dans quel état tu as mis mon placard ? Et les ballons que ton père avait achetés pour ton anniversaire, il n’en reste plus un seul ! Mais quelle mouche t’a piquée ?

Chloé rit de plus belle, se tordant presque sur le sol, des larmes lui coulant sur les joues.

Mon dieu, ma chérie, tu es blessée ? s’écria sa mère, calmée sur le coup, en découvrant une petite tache de sang sur le bras de sa fille.

La jeune fille se releva tant bien que mal, essuya ses joues humides et regarda son bras.

Oh ça ? fit-elle en se dirigeant nonchalamment vers la cuisine, c’est rien … juste une araignée qui aurait mieux fait de se balader ailleurs.

Et son fou rire repartit de plus belle.

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Samedi 24 octobre 2009

Je viens à l’instant de revenir d’une marche d’une petite heure. Aah, quel bienfait les amis !

 

Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé marcher. Mes débuts furent pourtant laborieux, d’après ce que j’ai pu comprendre. J’ai, apparemment, longtemps préféré glisser sur le sol plutôt que d’être debout sur mes deux pieds. Le principe était simple : assise par terre, jambes tendues, talons ancrés au sol, je pliais les genoux un maximum, ramenant ainsi le pépète contre les pieds, ma couche glissant lestement sur le carrelage. C’était tellement plus simple pour avancer (hum). J’ai fini par abandonner mon sport favori pour m’accrocher aux bords de tables, chaises ou jambes de pantalon, et voir le sol d’un peu plus haut. Il faut croire que ça m’a plu puisque j’ai apparemment décidé, à l’époque, de garder la station debout. A partir de ce moment, plus rien n’a pu m’empêcher de pidouler dans tous les coins. (Pidouler : terme issu du patois tournaisien, signifiant « marcher, courir, trotter, pédaler » suivant la phrase énoncée).

 

Dès mon plus jeune âge, j’ai été habituée à marcher. Si, avec maman, je faisais beaucoup de vélo, avec papa c’était plutôt des promenades. C’est d’ailleurs lui qui m’a éveillée à la nature. Le dimanche, nous allions à la messe à pied. Pour que le trajet ne me paraisse pas trop long, papa me racontait des histoires et j’en oubliais l’effort à fournir.

Chaque année, malgré le budget serré, nous partions en vacances. Nous nous contentions d’une tente pour 6 personnes, de boîtes de conserve et de promenades. Mais croyez-le ou non, c’était pour moi les plus merveilleuses vacances dont je pouvais rêver. Avec mon regard d’adulte actuel, je me rends bien compte qu’il y avait des lacunes, mais en tant qu’enfant, c’était le bonheur. D’ailleurs, aujourd’hui, je reproduis ce type de vacances avec mon conjoint : une tente, un sac à dos, des bottines de marche … et c’est à nouveau le bonheur !

 

Nous ne sommes pas des marcheurs invétérés qui nous entraînons dès que nous avons un peu de temps. Moi je me fais de temps en temps une petite balade, comme aujourd’hui, quand j’en ai l’occasion, ce qui est relativement rare. Mais lorsque nous partons en vacances ou juste un petit w-e, ça y est c’est parti, nos bottines nous emmènent toujours plus loin que ce que nous avions prévu au départ. Que ce soit en Ardennes, en Bretagne, en Suisse, à Londres ou à Paris, c’est pareil. D’ailleurs, l’année passée, à Londres, j’ai cru que j’allais y laisser mes jambes. Nous avons mis un point d’honneur à ne pas prendre le métro (enfin si, juste une fois par curiosité) et j’ai bien cru que je n’allais jamais réussir à rejoindre l’hôtel tant mes jambes m’avaient abandonnées. C’est comme cette fois-là en Bretagne, où nous avions décidé d’y aller mollo et d’augmenter le nombre de kilomètres au fur et à mesure des jours. Mais oui, bien sûr ! On avait prévu 10 km pour la première journée … on en a fait 40 !! Pourtant, sur la carte, ça faisait bien 10 km, mais nous n’avions pas compté que le long des falaises, les chemins ne vont pas tout droit … Et vas-y que je tourne à droite, et à gauche, et encore à droite, et … bref, 40 km quoi ! J
 

Hormis ces exemples d’exagération, il faut savoir que la marche est le sport le plus complet qui existe, le moins cher (à part une paire de bottines, et encore ! il n’y a rien à acheter) et le moins polluant (le vélo non plus n’est pas polluant me direz-vous, pourtant il faut bien des matériaux pour le fabriquer et quand il n’est plus utilisable il faut le jeter et en acheter un autre, sans compter l'embarras des fuites). Bref, comme sport, on ne peut pas rêver mieux. A condition de ne pas marcher la tête baissée, les mains dans les poches et en traînant les pieds car ça, ça n’apportera rien du tout, à part la fortune du cordonnier J. La posture idéale : on se tient droit, les épaules relâchées, le regard vers l’horizon (regardez quand même où vous posez les pieds), le ventre rentré (pour les abdos), les bras se balançant au rythme de la marche (ça masse la cage thoracique et fait circuler le sang, les pieds se soulevant modérément.

 

Marcher, ça fait travailler toutes les parties du corps, ça muscle, ça fait perdre du poids, ça aère les poumons, ça détend, ça calme (combien de mauvaises humeurs n’ai-je pas fait passer en marchant !), ça libère l’esprit, … 

Marcher, ça ouvre les yeux sur ce qui nous entoure, ça nous fait découvrir des détails que nous n’aurions jamais vus en voiture ou en vélo, ça nous rapproche de la nature, ça nous fait prendre conscience d’un tas de choses sur nous-mêmes … 

Marcher, c’est ouvrir la porte vers d’autres horizons, des aventures, des anecdotes, des rencontres éventuelles, humaines ou animales …  (j’ai croisé, tout près de chez moi, une hermine en pelage d’hiver et un orvet ! Je ne savais même pas qu’il y en avait dans la région !)

 

Nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer la marche. En vacances, je suis à chaque fois étonnée du nombre important de personnes d’un certain âge que je croise, bottines aux pieds, bâtons de marche nordique en main, sac à dos, marchant d’un bon pas, le sourire aux lèvres. Ça me rassure et me fait un plaisir fou. Car il est vrai qu’il y a toujours des réfractaires … Je me souviens d’un kiné tout près de chez nous chez qui mon conjoint avait été il y a quelques années. Quand Diego lui avait raconté que nous allions à pied à la brocante située à 1,5 km de notre maison, le kiné s’était écrié, presque horrifié : « Quoi ? Vous allez à pied ??  Mais c’est loin !! ». Wouaw, super pour un kiné non ?

De même, il y a quelques temps, alors que je me promenais dans la campagne près de chez moi, un copain s’est arrêté en voiture et a voulu me reconduire chez moi. Quand je lui ai dit que je faisais de la marche, il m’a répondu d’un air tout à fait étonné : « Ah bon, tu marches exprès ?! ». Rigolo ou désespérant ? J’hésite …

 

Vous l’aurez compris, rien de tel que la marche. Si vous ne devez retenir que 4 critères, retenez donc ceux-ci : économique, écologique, sain, libérateur.

 

Un dernier exemple ? Cet article, je l’ai écrit entièrement dans ma tête durant ma balade. Je vous l’ait dit : la marche, ça ouvre l’esprit.

 

Bonne promenade.

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 19 octobre 2009

J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de mon frère Francis qui est guide-montagne, accompagnateur et formateur en Nordic Walking (marche nordique). Aujourd'hui, je lui laisse la parole pour vous présenter sa toute dernière randonnée, préparée et guidée par lui-même. Alors si vous avez envie d'un peu d'évasion cet hiver, de vous ressourcer physiquement et mentalement, je vous conseille vivement de le suivre !
N'hésitez pas à le contacter pour recevoir le programme complet de la balade, ou également si vous êtes intéressés par des randonnées plus tard dans l'année, il aura toujours quelque chose à vous proposer. 
Bon voyage !
Pour contacter Francis :
bonte.f@hotmail.fr   
+33/677.17.31.68


Bonjour,

 
Je vous invite à découvrir un nouveau séjour Nordic Walking (Marche Nordique) sur le massif méconnu de l'Estérel, tout proche de Saint Raphaël et de Fréjus, un séjour que j'ai particulièrement peaufiné et que je suis heureux aujourd'hui, de pouvoir vous présenter.
 
Ce séjour combine malicieusement les beautés Méditerranéennes de réserves biologiques, la douceur du climat hivernal et les bienfaits de la Marche Nordique.
 
L'hébergement se fera dans un hôtel*** situé à Saint Aygulf, face à la mer (accès direct) et aux étangs.
 
Je propose également le réveillon de Noël, si vous êtes tentés...

 

N’hésitez pas à me demander le programme complet ainsi que les tarifs, je vous les enverrai avec joie.
 
Ces séjours sont proposés via l'agence www.chamina-voyages.com mais vous pouvez m'informer directement de votre inscription, afin que je puisse gérer au mieux les départs. 

 
Je suis impatient de répondre à vos différentes questions, et vous souhaite cordialement de nombreux chemins pas trop boueux.

 
Bien à vous,
 
Francis Bonte

 
 
Dates : du lundi 23 au vendredi 27 novembre 2009
         du mercredi 23 au samedi 26 décembre 2009
         du lundi 08 au vendredi 12 février 2010
         du lundi 01 au 05 vendredi mars 2010 


 
 


 

Par Cathy - Publié dans : cathybonte
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Mardi 13 octobre 2009

A l’heure où je vous écris, je m’apprête à entamer la lecture d’une brique de 923 pages. Imaginez un peu le volume : 16 cm de large, 25 cm de long, 6 cm d’épaisseur, écriture petite (police 10 ?). Bref, le genre d’ouvrage pour lequel on réfléchit plus de deux fois avant de l’ouvrir. Et pourtant ! Pourtant …

Si je vous dis que je l’ai déjà lu, allez-vous me traiter de folle ? De téméraire ? Ce livre, je l’ai lu à sa sortie, en 1998. Lu ? Non, dévoré ! Je m’étais promis de le relire un jour. Et le bougre me nargue depuis 11 ans sur l’étagère de ma bibliothèque. Aujourd’hui, j’ai craqué.

Bien sûr, au bout de toutes ces années, je ne me rappelle plus exactement l’histoire. J’ai quand même lu quelques centaines de livres depuis … Je me rappelle que ce roman m’avait épatée par le travail titanesque qu’il a fallu à son auteur pour l’écrire. Plus de cinq années de recherche pour un résultat époustouflant. Mais, ce n’est pas le tout de récolter de la documentation, encore faut-il réussir à capter l’attention du lecteur par une écriture correcte, à le captiver par une histoire qui tient la route, à le tenir en haleine en gardant un certain suspens jusqu’à la 923ème page … Tout cela, l’auteur l’a prodigieusement réussi. A la fin de la lecture de ce roman, moi, je suis restée bouche bée, me sentant toute petite petite petite devant cette œuvre et cet auteur, consciente que je n’arriverais jamais à faire un tel travail. Chapeau Monsieur Edward Rutherfurd !

 

« Londres, le roman » est l’histoire de la ville de Londres, vous vous en serez doutés, mais attendez ! Ce n’est pas si simple que ça. L’histoire commence quasi à la … création de la Terre ! L’auteur explique la naissance de l’île d’Angleterre, tandis que l'histoire humaine ne commence qu’à la page 21, en -54 avant J-C. 900 pages plus loin, nous nous retrouvons en 1997 où l’histoire se termine. En 21 chapitres, l’auteur nous fait parcourir 20 siècles avec les descendants de Segovax, un fils de pêcheur qui échappe à la barbarie de Jules César. Nous les suivons à travers le temps, témoins de la chute de l’Empire, du débarquement des Vikings, de la construction de la Tour de Londres ou de Big Ben, rencontrant Guillaume le Conquérant ou Richard Cœur de Lion, Shakespeare ou Charles Dickens, sur fond du Grand Incendie de la ville, ou des bombardements de la Grande Guerre … Tout y passe, rien n’est laissé au hasard. L’auteur mêle avec hardiesse ses personnages fictifs qui rythmeront toute l’histoire, avec des personnages illustres que les lecteurs se plairont à reconnaître. Un mélange de vérité et d’imaginaire … Un pur moment de bonheur qui nous fait découvrir cette ville exceptionnelle.
Aah, si tous les cours d’histoire avaient pu être ainsi !

 

Un petit conseil avant la lecture ? Avoir été au moins une fois à Londres, avoir vu les monuments principaux et respiré l’atmosphère particulière de la ville. La lecture n’en sera que meilleure.

 

Allez, je plonge.  A bientôt 

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Vendredi 9 octobre 2009

J’ai reçu une étonnante demande, cette semaine. Étonnante, mais surtout déconcertante. Figurez-vous qu’une charmante dame âgée m’a contactée grâce à un article de journal paru sur moi l’année passée. C’est une lointaine cousine de mon papa qui l’avait gardé et qui l’avait remis à cette dame. Cousine que je ne connais absolument pas et qui ne me connaît apparemment pas non plus, mais que voulez-vous, dès que l’on a quelques minutes de « gloire » on se découvre toujours soudainement de nouvelles connaissances …  

Enfin bref, cette brave dame m’explique au téléphone qu’elle n’a pas lu mes livres, qu’elle ne les a même jamais vus, mais qu’elle souhaiterait que je devienne son … nègre ! Imaginez ma tête … ! Je l’ai, bien sûr, laissée s’expliquer : elle écrit de la poésie, mais n’a jamais écrit de roman, or elle souhaiterait raconter l’histoire de sa maman disparue, et par la même occasion, son histoire à elle et de son défunt mari. Elle a déjà le titre : le prénom de sa chère maman.

J’ai écouté avec attention cette petite voix chevrotante et émue, et ai senti à quel point ce projet de livre lui tenait à coeur. Un rêve de jeune fille, un rêve de vieille dame …

J’ai vainement tenté de lui expliquer que je n’avais pas le temps d’écrire pour moi-même, alors comment ferais-je pour écrire pour quelqu’un d’autre ? Et au lieu d’émettre un « non » catégorique et définitif, je me suis entendue lui répondre qu’elle pouvait m’envoyer ce qu’elle avait déjà écrit et que je le lirai avant de lui donner mon avis. Ce qui, en soi, ne m’engage à rien, j’ai quand même été clair là-dessus. 
Il y avait tellement d’espoir dans son « merci », comment vais-je pouvoir résister ?

 

Écrire un livre pour quelqu’un d’autre, c’est repousser encore plus loin la sortie de mon prochain roman. C’est surtout accepter qu’on ne parle pas de moi durant un moment, alors que j’aurais quand même écrit, mais pas sous mon nom. C’est un fameux « trou » dans mon CV d’auteur.


D’un autre côté, quelle expérience intéressante ! Et quel fameux défi à relever !

 

Vous l’aurez compris : gros dilemme !

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Dimanche 4 octobre 2009

Ah c’est malin !  C’est bien joli de remettre mon blog en route, mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter maintenant ?  Difficile de vous parler de ma rentrée littéraire s’il n’y en a pas …

Depuis plusieurs jours, je me creuse donc la cervelle pour trouver des sujets susceptibles d’intéresser tout le monde. Pas évident … J’ai une liste sur mon bureau, une dans mon sac, une sur ma table de nuit … J’y pense en conduisant, en cuisinant, en lisant, en regardant la télé, en dormant même ! ça tourne en obsession. Ce matin, alors que je me suis couchée tard la veille, je me suis réveillée très tôt ; j’aurais pu me permettre de dormir encore un peu, mais mon cerveau en a décidé autrement.  Il a lancé un sujet et voilà, le texte a commencé à défiler tout seul dans ma tête.  Ça m’arrive régulièrement la nuit, c’est quelque chose contre laquelle j’essaie de lutter, en vain. J’écris des pages entières dans ma tête, ce sont en général des articles pour mon blog, des extraits de futurs romans, des textes pour une revue dont je m’occupe au boulot, des lettres adressées à des personnes en particulier, ou même des lettres de réclamation à des commerçants ! Dans ces moments-là, il faudrait que je me lève, que j’allume et que je jette immédiatement sur papier ce qui défile afin de ne rien perdre … mais vous savez ce que c’est … Vous êtes bien au chaud dans votre lit douillet, vous ne souhaitez qu’une chose : vous rendormir, et n’avez aucune envie de vous extirper pour faire quoi que ce soit.  En bref, je perds de nombreuses heures de sommeil, tout ça pour des écrits qui ne verront, pour la plupart, jamais le jour, et lorsque je tente d’y repenser par la suite, plus de la moitié des idées se sont envolées …

 

Tout ça pour vous dire que, ça y est, c’est reparti … Je ne pense plus qu’à ça : écrire ! Mais pendant que je réfléchis à des sujets pour alimenter ce blog qui a l’air de vous tenir à cœur, je ne pense pas à développer un sujet pour un éventuel futur livre … De même, pendant que j’écris des articles, je n’écris pas de nouveau roman … Ah, ah ?? On rigole moins là maintenant, n’est-ce pas ?  


Que les choses soient claires : ma vie actuelle ne me permet pas d’écrire ce troisième roman « tant attendu » pour le moment.  Sans doute un jour, mais plus tard … Et puis, il faut bien que je vous l’avoue, je n’en ai pas spécialement envie pour l’instant.  Ecrire doit rester un loisir, une passion, et non une obligation ou une corvée. Il n’y a rien de plus mauvais que d’écrire sous la contrainte … Il suffit de lire les livres de Marc Levy pour comprendre : ça sent le délai à respecter à plein nez ! J’aimais les premiers, mais les suivants semblent de plus en plus bâclés … Cet avis n’engage que moi bien sûr… En attendant, je continue à les acheter les narines fermées.

 

Bon, et ces fameux sujets que je cherche, qu’en est-il ?  Comme je le disais en début d’article, je n’arriverai pas à vous parler de littérature (surtout la mienne) très longtemps. Je vous parlerai donc d’un peu de tout ce qui alimente ma vie.  Pas de détails croustillants, non (désolée si ça en déçoit quelques uns ), mais plutôt mes espoirs, mes désillusions, mes coups de gueules ou coups de cœur, des anecdotes vécues, … Je parlerai sans doute beaucoup de nature, écologie et environnement, mes chevaux de bataille, mais aussi pourquoi pas de livres lus, films vus, personnes rencontrées, …

 

Eh bien en voilà des sujets !  ça vous va comme programme ?

Houla, moi qui pensais n’écrire que quelques lignes, me voilà encore une fois avec une grosse page … Satané cerveau, jamais moyen de l’arrêter celui-là.  Allez, stop, fini, couché, couché j’ai dit ! Stoooooop !!!!

 

Bouhouhou … je suis encore là … Une ½ seconde d’inattention de mon cerveau et je clique pour sortir d’ici … Ah ! Un oiseau qui passe ! Clic !

Par Cathy - Publié dans : cathybonte - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Jeudi 24 septembre 2009

C’est sous le coup de la colère, de l’indignation et de la déception que j’écris aujourd’hui …

Mon compagnon, Diego, souffre du dos depuis de nombreuses années.  Il faut dire que son boulot d’ouvrier du bâtiment, plus tous les travaux à la maison, ne l’ont pas épargné ces derniers temps … Malgré tout, il ne sait pas rester sans rien faire, c’est un travailleur acharné, qui préfère avaler des anti-inflammatoires plutôt que de rester inactif. Résultat : un estomac bousillé et l’interdiction de prendre encore des médicaments, sauf un pour l’estomac, à vie …

En juin, il a été forcé d’arrêter son agitation constante pour se faire opérer de la cloison nasale.  Quelques jours de repos forcés et puis une douleur abominable dans le bas du dos … Ses deux hernies discales, qui couvaient depuis si longtemps, ont lâchement profité de son inactivité pour sortir en fanfare ! Un comble ! Une série de piqûres, remplaçant les fameux anti-inflammatoires qu’il ne peut plus prendre, lui donne quinze jours de répit. Il fait tous les tests, radios et résonnance magnétique qu’il faut.  Son médecin traitant et le médecin de la mutuelle lui conseillent vivement de ne pas reprendre le travail et de se faire opérer au plus vite, mais mon Diego, courageux et têtu, retourne sur son chantier quand même, grâce à une nouvelle série de piqûres.  Entre-temps, il prend rendez-vous avec un médecin de St-Luc mais celui-ci ne sait pas le voir avant février.  Impensable dans son état ! Il prend donc rendez-vous avec un autre médecin, un mois plus tard. Quinze jours avant son rendez-vous, alors qu’il est sur le chantier, son dos se bloque.  On le ramène à la maison en urgence et son médecin le met d’office en arrêt jusqu’au jour du rendez-vous à St-Luc.

Côté vie privé, nous attendons avec impatience ce rendez-vous puisqu’il définira la date d’opération et le temps de repos obligatoire.  En effet, sans connaître cette date, plus moyen de faire de projets. Je dois moi-même fixer mes jours de congés restant pour la fin de l’année et j’en suis incapable.  Heureusement, ma chef de service est compréhensive.

Arrive enfin ce fameux rendez-vous. Diego n’en peut plus de rester sans rien faire, il boîte, marche « plié », son moral en prend un coup.  C’est empli d’espoirs qu’il part à St-Luc, surtout que c’est là qu’il s’est fait opérer du nez trois mois plus tôt et qu’il en est revenu absolument enchanté.

 

Dès les premières secondes, le contact ne prend pas … Le médecin est hautain, désagréable, présomptueux. Il toise Diego durant l’entrevue, regardant à peine son dossier.  Au bout d’un moment, Diego a la désagréable impression d’être pris pour un fainéant qui cherche à ne pas aller travailler.  Ses soupçons se confirmeront en fin de rendez-vous … Le médecin regarde les radios, prétend qu’elles sont floues et qu’on ne voit pas bien … Il remballe Diego chez lui en lui conseillant de MAIGRIR et de faire des ABDOS (bien sûr, quand on a deux hernies, c’est idéal de faire des abdos, tout le monde le sait !) !!!!!  Il lui conseille également de REPRENDRE LE TRAVAIL en évitant de porter du lourd et de faire des torsions (pour un ouvrier du bâtiment, c’est pratique !).  Dépité, Diego lui remet un document pour aggravation de maladie professionnelle que le médecin doit remplir et signer.  Celui-ci refuse catégoriquement !  A vrai dire, il ne sait pas du tout ce que c’est.  Diego lui explique (en plus, c’est le médecin de la mutuelle qui lui a dit de demander une aggravation) mais le prétentieux docteur le regarde en rigolant.  Oui, il le prend bien pour un tire-au-flanc !  Diego insiste, le médecin s’énerve et finit par signer et mettre son cachet, en lançant un grand « Et après tout, j’en ai rien à foutre !!! », mais il ne marque pas son numéro de nomenclature, obligatoire pour l’acceptation de l’aggravation. Diego insiste une nouvelle fois, et l’autre CONNARD (n’ayons pas peur des mots) barre tout le document et y inscrit en grand « consultation », ce qui ne veut rien dire et rend le papier non-valable.

 

Il serait tentant de tirer des conclusions sur un hôpital ou sur un peuple (ce médecin est africain) mais ne tombons pas dans ce piège.  Ce n’est pas un hôpital que je critique, mais un médecin unique ; ce n’est pas un peuple que je juge, mais une seule personne.  Néanmoins, on peut se demander pourquoi cet homme est ainsi, comment en est-il arrivé à rabaisser ainsi ces patients, à ne plus savoir reconnaître quelqu’un qui souffre vraiment, et à REFUSER de soigner un patient qui en a besoin ?  Nous avons tous des droits, et celui d’être soigné correctement en fait partie. 

 

Sans attendre, Diego a pris un autre rendez-vous dans un hôpital de Courtrai et il en a obtenu un une semaine plus tard.  Si nous avions su, il y a longtemps qu’il aurait été à Courtrai et aurait peut-être même déjà été opéré !  Quelle perte de temps !  La différence avec St-Luc c’est que là, on l’aurait opéré par arthroscopie (juste deux petits trous) tandis qu’à Courtrai, ils ouvriront sur plus de 10 cm …

Tout ça à cause d’un connard de médecin qui se la coule douce et qui se permet de juger à tord les autres. Je ne vous raconterai même pas de quelle manière il traite les secrétaires (et sans doute aussi les infirmières).  On l’a entendu gueuler sur elles dans tout le couloir … Un connard, je vous dis !

 

Traiter mon Diego de tire-au-flanc ? C’est bien la pire insulte qu’on pouvait lui faire !! 

Cette histoire n’en restera pas là, vous vous en doutez.  Dès que nous aurons l’avis du médecin de Courtrai (qui ne peut être que contraire à celui de l’autre), un dossier sera ouvert et envoyé au service de gestion des plaintes de St-Luc, avec les avis supplémentaires du médecin traitant et de celui de la mutuelle.  Nous n’attendons rien en retour ; nous souhaitons juste que ce « grand » docteur se fasse taper sur les doigts, histoire qu’il respecte ses patients et se souvienne pourquoi il est devenu médecin …

 

Par Cathy - Publié dans : cathybonte
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Romans parus

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  LE CALME APRES LA TEMPÊTE
  

Bernard Hanssens n’est pas ce qu’on peut appeler un « grand causeur ».  Son manque de conversation, pris pour de la timidité par son entourage, en fait quelqu’un de renfermé.  Partagé entre son boulot et sa mère, sa vie s’écoule paisiblement … jusqu’au jour où il croise Sarah Martin dont la vie est plutôt mouvementée.  Bernard en tombe fou amoureux, tandis que Sarah, après tout ce qu’elle a vécu, se sent attirée par le calme apparent qu’il dégage.  Mais entre eux, la communication n’est pas facile et les malentendus s’accumulent.  Jusqu’au jour où c’est le drame …

     

LE PASSE RECOMPOSE 

  

Timide, mal dans sa peau, Johanna Leroy semble vivre dans l’ombre de son fiancé, Kaël.  Jusqu’au jour où un accident de la route lui fait perdre complètement la mémoire.

Alors que son fiancé multiplie les efforts pour qu’elle retrouve ses souvenirs, Johanna se découvre peu à peu, avec des goûts bien à elle, des envies, des projets et … un caractère bien trempé ! Comment expliquer que cette Johanna n’est plus pareille à la jeune fille d’avant ? Comment son entourage et son fiancé vont-ils accepter ce changement brusque de personnalité ? Mais surtout, comment va-t-elle faire pour retrouver la mémoire ? 

Points de vente

En vente à la librairie Decallonne à Tournai (Grand'Place).

A commander dans les autres bonnes librairies. 

Vous pouvez aussi les commander directement chez l'éditeur au 069/84.74.94  chloe.deslys@scarlet.be ou sur http://www.editionschloedeslys.be

Egalement chez :
le Monde du livre 
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Pour me contacter personnellement : cat.bonte@hotmail.com 

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