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Mardi 1 juillet 2008

Oui, vous avez bien lu !  Spielberg m'a enfin contactée !  Malgré mon planning très chargé, j'ai accepté de le rencontrer à Londres, samedi dernier, afin d'étudier un éventuel contrat avec lui.  Il souhaitait racheter les droits d'auteur du "Calme après la Tempête" et en faire son prochain succès.  Nous avons longuement discuté et, après avoir donné mes exigences, j'ai finalement accepté de signer, à la grande joie du cinéaste.  Vous auriez dû voir tous ces flashs qui crépitaient autour de nous, incroyable !  Preuve en image ...


Je peux déjà vous dire que le rôle de Bernard sera tenu par Nicolas Cage.  Celui-ci tenait particulièrement à ce rôle depuis qu'il avait lu le livre.  "Le rôle de ma vie", m'a-t-il confié, durant la séance de pose.


Comment ?  Ils n'ont pas l'air vrai ?  Vous rigolez ou quoi ?!  Me serais-je faite avoir ???  Caramba !

par Cathy publié dans : cathybonte
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Jeudi 19 juin 2008

- Chérie, regarde ce que j’ai trouvé !  cria Marc, arborant un large sourire et tenant contre lui un jeune marcassin couinant de peur.

Patricia manqua défaillir.  L’animal à ses côtés commençait déjà à gratter le sol de ses pieds puissants et grognait nerveusement. Une laie, c’était une laie ! Et Marc n’avait rien trouvé de mieux que de lui prendre un de ses petits !

 

            A l’instant même où l’animal chargea, Patricia se redressa et hurla de toutes ses forces :

- Maaarc !  Lâche-le ! Lâche-le tout de suite !  Attention !

Le beau sourire du jeune homme disparut instantanément en voyant le monstre foncer droit sur lui. Il lâcha le marcassin qui tomba lourdement sur le sol, couinant de plus belle et attisant la fureur de la mère. Marc s’enfuit à toutes jambes, tentant de repérer un arbre où grimper.  Entendant la bête se rapprocher dangereusement, il s’agrippa au tronc du premier sapin venu et s’y hissa tant bien que mal. Pas assez vite, malheureusement … L’animal lui mordit violemment un mollet. Au hurlement de son mari, Patricia ne réfléchit pas et s’empara de la thermos en aluminium qu’elle se mit à frapper sur la pierre.  La laie stoppa net son attaque et se retourna.

- Tu es folle ? Arrête ça tout de suite !  lui ordonna Marc, toujours agrippé au sapin, dans une position plus que précaire.

La bête le regarda, puis tourna à nouveau son attention vers la rivière.  Elle hésitait.  Patricia redoubla son raffut.  Quand la laie se mit à courir dans sa direction, la jeune femme entra dans la rivière jusqu’aux genoux, se croyant à l’abri. C’était mal connaître les sangliers … La bête, que l’eau ne semblait pas gêner le moins du monde, avança vers sa proie qui reculait. Patricia se retrouva bientôt dans l’eau froide jusqu’à la taille, ses bottines glissant dangereusement sur les cailloux.

            C’est alors qu’elle entendit un couinement terrifié. Marc avait repris le marcassin et le secouait. La mère abandonna immédiatement la rivière et fonça à nouveau sur sa première victime. Le jeune homme lâcha le petit et courut en boitant jusqu’à un autre arbre. Le choc le prit dans les jambes et le fit tomber.  Il n’eut pas le temps de se retourner, un croc lui traversa le bras droit, lui arrachant un cri de douleur. Une pluie de coups et de morsures d’une violence inouïe s’abattit sur lui, l’empêchant totalement de se défendre.  A demi-conscient, il vit son sang tacher lentement la terre, cette terre qu’il avait pris tant de plaisir à respirer quelques heures plus tôt …

Dans une sorte de brouillard, il entendit sa femme hurler :

- Hé, la bête, viens ici !  Viens je te dis ! Amène-toi !

Patricia tenait le marcassin entre ses mains et attirait une fois de plus la femelle vers elle. « Non, ne fais pas ça » tenta de crier Marc, mais aucun son ne sortit de sa bouche ensanglantée.

La jeune femme, à genoux, tenait fermement le petit à bout de bras et regardait la laie en fureur foncer droit sur elle.

« Elle ne pourra pas m’atteindre sans toucher son bébé », pensa-t-elle. « Elle ne le tuera pas … elle va s’arrêter … ».

La bête approchait à toute allure, ses défenses tachées de sang, le sang de l’être que Patricia aimait le plus au monde.

« Elle va s’arrêter … elle va s’arrêter … elle va … ».

 

Une main ferme s’abattit sur son épaule.  Elle lâcha sa tasse de café qui roula jusqu’à la rivière, et suivit bêtement du regard sa progression dans le courant.

- Tu m’avais l’air bien loin, ma chérie. Encore en train d’écrire un roman ?

Patricia leva son visage vers son mari et lui sourit tendrement.

- Cette forêt m’inspire. Je crois que je tiens mon sujet pour le prochain concours de nouvelles.

Il lui rendit son sourire et fit mine de s’asseoir à ses côtés quand, tout près d’eux, un buisson frissonna … Mue par un pressentiment, Patricia voulut retenir son mari qui s’approchait déjà du feuillage mais elle ne fut pas assez rapide. La petite bête couina quand Marc agrippa son pelage ligné de roux et de brun.

Patricia, au bord de l’hystérie, hurla :

- Lâche-le Marc, lâche-le tout de suite !

Derrière eux, un grognement se fit entendre, puis un deuxième, puis un troisième … Une horde de sangliers se tenait à l’orée du bois, les fixant de leurs yeux furibonds.

 

Patricia sut, à cet instant précis, qu’elle ne participerait jamais au prochain concours de nouvelles …

 

par Cathy publié dans : cathybonte communauté : SOIF DE LIRE...
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Mercredi 18 juin 2008

La bête des Ardennes©

 

  

            Cela faisait déjà deux heures qu’ils avaient quitté leur gîte pour marcher dans la forêt, et pourtant, à peine cinq kilomètres avaient été parcourus. De bonne constitution physique, habitués des longues randonnées pédestres, le couple avait chaussé ses bottines de marche avant même les premières lueurs de l’aube et s’était aventuré, avec sac à dos et pique-nique pour la journée, dans la magnifique forêt ardennaise. Arrivés la veille, ils avaient déjà quelques kilomètres dans les jambes et pourtant, ce n’était pas la raison de leur lenteur. Si Patricia et Marc Vandenhove étaient là, à se balader au petit jour, c’était pour assouvir leur nouvelle passion : observer les oiseaux.

 

            Ils s’étaient d’abord avancés prudemment dans la sombre forêt, à l’aide d’une toute petite lampe de poche, n’éclairant que les endroits où ils posaient les pieds.  Puis, jugeant la distance avec les habitations suffisante, ils s’étaient arrêtés au milieu du chemin et avaient éteint la lampe. Dans le noir total, un silence inquiétant régnait, si ce n’était une légère brise soufflant dans les jeunes feuilles printanières. Patricia et Marc avaient attendu, serrés l’un contre l’autre, attentifs au moindre tressaillement de la forêt, retenant leur souffle. Au loin, le ciel s’était zébré d’une infime clarté, s’ouvrant peu à peu sur une aurore prometteuse.

 

C’est un Rougegorge qui avait donné le signal. Patricia avait immédiatement reconnu ses notes aiguës et nerveuses, terminant par un « tik-ik-ik » d’alarme.  Comme si les habitants de la forêt avaient attendu leur chef d’orchestre, le concert avait commencé sans plus attendre. Les tons enjoués des mésanges charbonnières s’étaient mêlés aux pépiements des moineaux friquets auxquels s’étaient joints très vite les voix fortes et typiques des pinsons des arbres, tandis que quelques troglodytes mignons, petits par la taille mais imposants par leur chant métallique, se lançaient dans la mêlée. Un hibou moyen-duc, jugeant le moment opportun d’aller se coucher, était passé au-dessus du couple, le faisant sursauter.  Quand l’aurore était largement apparue, les chants étaient tellement nombreux que Patricia et Marc avaient depuis longtemps renoncé à les reconnaître tous. Ils s’étaient remis en marche, leurs jumelles autour du cou et leur guide ornitho à la main.  Que c’était bon de respirer cette air matinal, mélange d’humus, de feuilles et de terre humide ; qu’il était doux d’écouter ce concert (cette cacophonie, auraient dit certains) naturel et reposant.

 

            Alors que le soleil se levait paresseusement, le couple repéra un joli petit endroit pour déjeuner, au bord d’une rivière, et s’y arrêta.  Tandis qu’il ôtait son sac à dos, Marc repéra une bergeronnette des ruisseaux posée sur la rive, non loin d’eux.  Il fit signe à sa compagne de ne pas bouger mais trop tard, le petit hochequeue s’envola prestement.  Patricia étendit une fine couverture sur une pierre plate, ce qui effraya un autre oiseau qu’elle ne reconnut pas.  A peine assise, elle chercha dans son guide et découvrit le cincle plongeur. Cette nouveauté lui mit du baume au cœur car, il était bien beau d’étudier dans les livres, mais rien ne valait les découvertes sur le terrain. Pour Patricia, c’était la meilleure façon de mémoriser les noms, les caractéristiques et surtout les chants de ses nouveaux amis à plumes.

 

            Tandis qu’elle disposait le petit-déjeuner sur la nappe improvisée, Marc s’empara du rouleau de papier toilette qu’ils ne manquaient jamais d’emporter avec eux et s’excusa.

-          Une urgence … Désolé chérie, ne m’attend pas pour manger …

Patricia fit la moue et le regarda s’éloigner dans le sous-bois peu rassurant. Elle mordit dans son sandwich et tourna les yeux vers la rivière.  Un léger mouvement dans l’arbre tout proche attira son attention. Ce petit oiseau bleu et orange qui descendait le long du tronc la tête en bas, c’était … oui, c’était bien une … Holà là, plus moyen de se souvenir ! La jeune femme observa l’oiseau un long moment, avant de se souvenir du nom avec satisfaction : une sitelle torchepot. Comme pour confirmer ses dires, celle-ci lança son « tuit » caractéristique avant de prendre son envol jusqu’à l’arbre suivant. 

 

Le sandwich bien entamé, Patricia commençait à trouver l’absence de Marc un peu longue.  Elle se versait une tasse de café fumant quand elle entendit avec soulagement un léger martèlement du sol derrière elle. Sans se retourner, elle lança :

-          Ça va Marc ?  Tu n’es pas malade au moins ?

Un grognement lui répondit.  Elle en lâcha sa tasse qui roula jusqu’à la rivière, et suivit bêtement du regard sa progression dans le courant. Un deuxième grognement, bien distinct, lui fit dresser tous les poils du corps.  Elle amorça un geste pour se retourner.  Ce fut inutile … A moins de trois mètres d’elle, un énorme sanglier, le genre de bête qu’on préfère voir de loin, à l’abri derrière un grillage, vint s’abreuver à la rivière.  Patricia se sentit mal mais s’efforça de tenir le coup.  Le souffle court, la sueur lui perlant les tempes, elle pensa à Marc qui n’allait pas tarder à revenir.  Comment le prévenir ?  Elle fouilla les alentours du regard, puis ses yeux tombèrent sur le petit-déjeuner étalé près d’elle. Elle paniqua et fit mine de rabattre un coin de couverture sur les sandwiches. Le geste ne manqua pas d’attirer l’attention du mastodonte qui se retourna précipitamment, les sens en alerte. 

« Comment ne m’a-t-il pas vue ou sentie en arrivant ? » se dit la jeune femme, tétanisée.  Elle pensait toujours à l’arrivée imminente de son mari.  Allait-il faire fuir l’animal ou, au contraire, le rendre furieux ?  Néanmoins, elle s’attendait à tout, sauf à ce qui se passa …


La suite demain ...  J

par Cathy publié dans : cathybonte communauté : SOIF DE LIRE...
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Dimanche 15 juin 2008

Vous avez eu l'occasion de lire mon modeste parcours littéraire dans les articles précédents, de l'enfance à aujourd'hui.  Bon, c'est bien beau tout ça, me direz-vous, mais maintenant elle fait quoi ?
Comme je l'ai déjà expliqué
ici, je manque cruellement de temps pour écrire, ce qui me frustre énormément.  Mais n'allez pas imaginer que je laisse tomber l'écriture !  Sûrement pas !  Une bonne partie de mon cerveau cogite ferme sur d'éventuels sujets qui pourraient devenir, soit des romans, soit des nouvelles. 

A propos de nouvelles, je me suis essayée pour la première fois à en écrire pour des concours (que je n'ai pas gagnés).  Qu'importe si je ne reçois aucun prix, ces exercices me permettent de garder contact avec l'écriture, histoire de ne pas m'endormir sur mes lauriers.  Ca m'a d'ailleurs remis en mémoire les fameuses rédactions que j'adorais écrire à l'école et à la maison. 

Tiens, et si je partageais mes écrits avec vous ?  Rendez-vous dans quelques jours sur ce blog. Je vous parlerai de "la Bête des Ardennes".  Faites-moi confiance, vous ne vous promènerez plus jamais dans les bois aussi paisiblement qu'avant ...
  Gniârk gniârk gniârk (rire sadique).

par Cathy publié dans : cathybonte
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Jeudi 5 juin 2008

Comme je l'expliquais précédemment, le dimanche 1er juin, c'était le salon "Joli Mai" aux Halls de Schaerbeek.  Nous y avions rejoint Bob Boutique et Dominique Leruth, qui présentaient chacun leur livre de contes au stand de Chloé des Lys.  Edmée de Xhavée nous avait rejointe également, venue tout droit de son New Jersey adoptif.  Jusque là, rien de spécial ... juste des retrouvailles avec la bande des nez rouges de Chloé des Lys (des "trouvailles" pour Edmée, puisque nous ne l'avions jamais vue en vrai, ça ne pouvait donc pas être des "re"trouvailles, hi hi).  C'est en début de soirée que les choses sont devenues sérieuses. Enfin, sérieuses ... façon de parler.  Impossible de ne pas rire avec cette bande de zigotos.  C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à 15 chez Bob et Poussin (alias Madame Bob) pour une soirée littéraire privée, presque improvisée.  Parmi nous, des auteurs de Chloé des Lys, un journaliste de Télé-Bruxelles, et quelques amis de Bob, dont un invité surprise : Michel Lemaire, animateur à la RTBF !  Un personnage bien sympathique qui s'est immédiatement fondu dans la bande.  Nous nous sommes donc amusés à recréer une simulation d'émission télé, avec interviews, lectures, contes et même un sketch, pour le plaisir de l'assemblée.  Une bien belle soirée que je vous invite à parcourir en images.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir !

Dominique Leruth, Bob Boutique, Edmée de Xhavée, Micheline Boland. 
Qui va ouvrir le bal ?

Eh bien c'est Louis Delville, le mari de Micheline, qui s'y colle, interviewé par notre animateur d'un soir, Dominique Brynaert, journaliste à Télé-Bruxelles, mari de Dominique Leruth.  Louis nous a conté une histoire de pommes et de chinois très amusante ! 


C'est ensuite au tour d'Edmée de répondre aux questions de Dominique.


Edmée nous a lu un très beau texte qu'elle a écrit sur la nostagie du cinéma en noir et blanc.  Vous pouvez la lire ici.


Petit intermède musical par Michel.


Ecouter Michel Lemaire nous chanter "Les copains d'abord" (thème choisi pour notre soirée) ça vaut le détour.  Ambiance garantie !


Un public conquis.

 

Ensuite, nous avons eu malheureusement droit à un sketch de Bob ... Je rigooole !   Bob, on t'aime et tu nous as bien fait rire.  Le titre de son sketch déjanté : "j'ai encore oublié mes médicaments".  C'est bien Bob, va les prendre maintenant ... J


Surprise !  Dominique qui pensait lire sa nouvelle "Vendredi 13" tranquillement, eh bien non c'est raté !  Joyeux anniversaire Dominique !!

Et la soirée se termine tout doucement par la lecture d'une nouvelle de Micheline Boland, une histoire de couvent qui finit mal ...   

A  23h passé, il était temps de rentrer.  Nous avions encore une heure de route et mon pauvre Diego se levait à 4h du matin ...  J'ai donc passé mon tour dans les interviews.  Ce n'est que partie remise car, avec une bande d'amis pareille, nul doute qu'il y aura encore de bien belles soirées comme celle-là !

Comment ça, je ne suis pas sur les photos ?   Ben c'est normal, c'est moi qui les prenais 
J

par Cathy publié dans : cathybonte
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Lundi 2 juin 2008

Peut-être avez-vous déjà poussé la curiosité de parcourir le blog d'Edmée de Xhavée, présent dans mes liens amis ?  Non ?  C'est un tort !  Si vous appréciez la belle littérature et le souci du détail, je ne peux que vous recommander de lire quelques uns de ces billets sur son blog.  Un régal !
Comment ai-je connu Edmée ?  En fait, c'est elle qui m'a trouvée ... Il y a de ça un an, cette dame m'a contactée par mail, via mon blog, car elle était sur le point de publier son premier roman chez Chloé des Lys, et désirait avoir quelques renseignements.  Elle avait trouvé mon blog via le site de l'éditeur et m'avais jugée sympa  ;-)
Dès le premier contact, nous avons accroché.  Et c'est ainsi que nous sommes devenues amies de plume (enfin, de clavier).  Ce que vous ne savez peut-être pas encore, c'est qu'Edmée est belge, mais vit aux Etats Unis, plus précisément au New Jersey (à 20' de New York).  Pas facile, donc, de se rencontrer ...  Et pourtant ...
Ce dimanche 1er juin, avait lieu, aux Halls de Schaerbeek, le salon alternatif du livre "Joli Mai", où Chloé des Lys tenait un stand, avec notamment deux représentants de la bande des nez rouges :
Bob Boutique et Dominique Leruth.
 Et c'est là que notre Edmée a fait son apparition.  Nous le savions, bien sûr, car elle était en congé pour une semaine en Belgique et nous nous étions donné rendez-vous tous ensemble pour fêter l'occasion.  Quelle joie de tomber dans les bras l'une de l'autre !
Après le salon, nous nous sommes tous retrouvés chez Bob pour une soirée littéraire privée bien sympathique. Mais ceci est une autre histoire que je vous raconterai très prochainement.  En attendant, voici quelques photos prises aux Halls de Schaerbeek ...

 

 

   Le stand de Chloé des Lys


 Bob fait encore son intéressant en dédicaçant son livre de contes, aux côtés de Dominique qui se moque gentiment J

Jolie photo de famille avec, en haut, de gauche à droite : Bob, Edmée, Ayayi Gblonvadji.
En bas : moi-même et Dominique.

 Christian Van Moer se rajoute à la bande.


Edmée, c'est ma copine à moi  J

par Cathy publié dans : cathybonte
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Jeudi 29 mai 2008

J'ai fini par laisser de côté la poésie et mes élucubrations littéraires pour me consacrer à mes premiers projets de romans.  C'est à 19 ans que j'ai écrit, devinez quoi ? Je ménage un peu le suspense ... A 19 ans, disais-je, j'ai écrit le premier chapitre du "Passé Recomposé".  Oui oui, il s'agit bien de mon deuxième roman qui vient de paraître, 18 ans après l'écriture de ce premier chapitre !  Vous me direz sans doute : "ben t'en as mis du temps pour écrire ce bouquin !".  En fait, après ce premier jet, j'ai fait l'erreur de le faire lire à une amie ... qui l'a descendu en flèche.  Il n'en a pas fallu plus pour que j'abandonne et que je relègue les feuillets dans un tiroir.  Tiroir que j'ai réouvert quelques années plus tard ... J'ai réécrit le chapitre, avec un peu plus de maturité, puis une ébauche de deuxième chapitre qui s'est avéré insatisfaisante.  J'ai tout remis au tiroir ... pour tout resortir à nouveau quelques temps après.  J'ai relu, corrigé, ébauché ... L'histoire prenait tout doucement forme dans mon esprit mais il manquait encore trop de choses.  Pourtant, je savais qu'un jour, je l'écrirais jusqu'au bout, cette histoire.  C'était comme un besoin, un défi que je me lançais.  Etais-je capable d'écrire un roman entier ?  Voilà la question qui me turlupinait.  Je ne pensais même pas encore à l'édition.  Ce n'était pas ça l'important.

Puis, un jour, en fouillant dans un autre tiroir, je suis tombée sur une page que j'avais écrite sur un coup de tête, également quelques années plus tôt. Ainsi, une autre histoire a germé dans mon esprit.  Elle a pris le dessus sur la première.  D'emblée, elle m'est apparue plus complète, plus détaillée, et j'ai senti l'urgence de l'écrire avant l'autre.  Il est des histoires, comme ça, qui semblent ne pouvoir s'écrire à un autre âge.  Attendre d'être pensionnée pour écrire ces 2 romans qui me trottaient dans la tête ?  Sûrement pas !  Avec les années qui passent, les idées changent, évoluent, les sentiments ne sont plus pareils et l'écriture mûrit.  J'avais trop peur, si j'attendais encore, de ne plus pouvoir transcrire les sentiments tels qu'ils me venaient alors.  C'est ainsi que je me suis lancée dans l'élaboration du "Calme après la tempête".  Ca m'a pris un an, et j'y suis arrivée.  Une fois le défi accompli, c'est seulement alors que j'ai pensé tenter ma chance auprès des éditeurs ...  La suite, vous la connaissez.

J'ai alors repris le premier chapitre du "Passé Recomposé" et l'ai réécrit pour la quatrième fois.  Cette fois, j'étais satisfaite et ai pu commencer la rédaction du roman.  Trois mois plus tard, il était terminé (j'avais pris une pause-carrière de quelques mois).  18 ans de gestation, c'était suffisant !  Quel soulagement quand cette histoire fut enfin hors de mon esprit et couchée sur papier !  C'est que ça prend de la place un roman, vous ne vous rendez pas compte ?  On ne pense plus qu'à ça, on réfléchit tout le temps, on ne dort presque plus tant on y pense, et dès qu'une nouvelle idée germe, vite vite il faut la noter !  Combien de fois n'ai-je pas allumé en pleine nuit pour noter une scène, un dialogue, un nouveau personnage ... Allez vous rendormir après ça !

Enfin bref, mon cerveau est nettoyé, j'ai fait de la place.  De nouvelles idées peuvent maintenant s'y installer tout doucement.  C'est comme un terrain qu'on défriche.  On le croit vierge de toute végétation, mais si on le laisse tranquille, sans y toucher, de petites graines apportées par le vent ou les oiseaux le coloniseront peu à peu et, au bout de quelques mois, nous verrons y apparaître des petites pousses de plantes que nous choisirons de laisser ou de faire disparaître.
C'est ainsi que je laisse germer les petites graines qui poussent dans ma tête.  Je les trie, je retiens les meilleures et les laissent mûrir ... Elles vont grandir, grandir, et quand apparaîtront les premières feuilles, je prendrai ma plus belle plume et recommencerai à écrire ...

Poète, moi ?  Nooon, je vous l'ai dit : j'ai laissé tomber
 J

par Cathy publié dans : cathybonte
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Vendredi 23 mai 2008

Après ces histoires de vieux crapauds et de brume, écrites à 14 ans, qu'aurais-je bien pu écrire vers mes 15-16 ans ?  Aaah, l'adolescence et les prémices de l'amour; l'âge ingrat et ses coeurs brisés ... Amoureuse à 16 ans, moi ?  Nooon J. Lisez plutôt ce qui suit ... J'ai honte, mais j'ai honte !!! J

Amour perdu
Cupidon, où es-tu ?
Viens à mon secours
Ta flèche m'a fait mal
Mon coeur saigne
Des gouttes de sang
Coulent le long de mon corps
Personne ne les voit
Mais moi je les sens.
Mon amour est parti
Ton élixir n'est que passager
Mais la flèche tient le coup.
Reprends-la, je n'en veux plus
Il faut être deux
Pour s'aimer.


Amour en exil
Mon Amour, tu es parti
Et avec toi ma joie de vivre.
Mes éclats de rire ont fait place
A de rares sourires maussades.
J'ai séché mes larmes
Mais mes yeux sont loin.
J'ai consolé mon coeur
Mais il s'est brisé.
J'ai mal, très mal
Mais je sais que tu reviendras
Que tu m'enlaceras
Pour me serrer tout contre toi
Jusqu'à la fin des temps.
Mais en attendant que fais-tu ?
Peut-être ne penses-tu pas à moi ?
La petite fille que tu as laissée seule dans son coin
Elle grandit sans toi.
Je pense à toi à chaque seconde de mon existence
A la douceur de tes lèvres, à la chaleur de ton corps
Et quelque soit la durée de ma vie
Là où elle s'arrêtera
Ce sera avec toi.

Cathy - Juin 1985


Bon, inutile de vous préciser que je ne suis plus avec ce petit ami depuis longtemps ... J
J'étais très inspirée à l'époque, mais malheureusement, le style d'écriture ne suivait pas.  Sans doute étais-je trop dissipée, la tête ailleurs et le coeur à l'envers.  J'écrivais des histoires complètement tarabiscotées mettant en scène mon copain et moi, ou même parfois des acteurs de cinéma et moi-même ... Aah, les doux fantasmes de l'adolescence ...
Comment ?  Vous désirez lire ces histoires farfelues ? Non non non !  Vous voulez briser à tout jamais mon début de carrière d'écrivain ou quoi ??
J

par Cathy publié dans : cathybonte
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Vendredi 16 mai 2008

Puisque ça a l'air de vous plaire, je vous invite à poursuivre mon modeste parcours d'écrivain(e) ...

Vous avez pu découvrir ce que j'écrivais à 11 ans dans Lettre à mon instituteur, ensuite une rédac' écrite à 12 ans dans Anecdote ... Et à 14 ans, qu'est-ce que j'écrivais ?  Eh bien, curieusement, je me suis tournée un temps vers la poésie !  Pourtant, je dois bien avouer que maintenant, la poésie n'est pas ma tasse de thé, mais je suppose que, comme tout le monde, je me cherchais à l'adolescence, et voici ce que mes écrits pouvaient donner.  Surtout, n'allez pas chercher une quelconque signification à ce poème écrit à 14 ans ;-)

Pauvre crapaud

Le pauvre vieux crapaud
Personne n'en voulait
Il n'était pas du tout beau
Et même très laid.
 Quand il arrivait
Personne ne lui parlait
Alors il s'en allait
Déçu, il pleurait.
Il avait un coin secret
Où personne ne venait
Là, il restait des heures
A contempler ses malheurs.
Aucun bonheur pour lui
Aucun ami
Toujours seul
Il s'ennuie.
Mais un jour
Sa vie changea
Il connut enfin l'amour
Et se maria.
Mais sa femme n'était, en vérité,
Pas plus belle que lui.
Les pauvres mariés
Ne purent plus supporter
Les joies et les moqueries
De ces gens sans pitié.
Alors ils partirent
Pour un lointain pays
Où là, aucune tyranie
Puisque c'est ... le paradis !

On peut déjà y déceler un avant-goût de future guide-nature, non ?  ;-)


Le poème suivant est paru dans une revue de la région.

La brume

Dans la prairie tout près de chez toi
Entourant un frêle petit bois
Elle se posait tout là-bas
Dans ce paysage d'autrefois.

Alors tu courais vers elle
Riant aux éclats
Comme un enfant qui appelle
Pour qu'on lui tende les bras.

Elle t'entourait de ses flots brumeux
Comme la mer qui engloutit un navire
Et toi, sans te soucier des curieux
Partais avec elle dans un éclat de rire.

Elle t'emmena voir les étoiles
Mars, Pluton et Jupiter
La mer, les oiseaux et les cigales
Jusqu'au centre de la Terre.

Le moment critique arriva
Où il fallut se séparer
Mais avant de s'en aller
Elle te ramena chez toi.

Longtemps encore tu regardas
Cette masse brumeuse et blanche
Que toujours tu gardas
Comme un souvenir étrange.

Une perle tomba
De tes yeux couleur pluie
Et précieusement tu gardas
Ce seul souvenir d'une amie.


Cathy - 1983


par Cathy publié dans : cathybonte
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Jeudi 8 mai 2008

Ce dimanche 4 mai, j'ai eu la grande joie de retrouver la Bande des nez rouges de Chloé des Lys.  La bande des nez rouges ? Qu'est-ce que c'est que ça ???  Eh bien il s'agit tout simplement d'une poignée d'auteurs qui ne se prennent pas au sérieux et qui s'amusent bien ensemble.  Nous nous étions rencontrés une première fois lors du salon de Tournai-la-Page en novembre 2007 et avions promis de nous revoir.  C'est chose faite puisque dimanche dernier, nous nous sommes retrouvés à 8 (Bob Boutique et sa compagne Pascaline, Micheline Boland et son mari Louis Delville, Dominique Leruth et son mari Dominique Brynaert, mon compagnon Diego et moi-même) pour une journée bien agréable à Charleroi.  Au menu : visite du Bois du Cazier à Marcinelle et dîner au restaurant "La part des Anges" à Ragnies.  Ambiance bon-enfant, grosses rigolades et débats littéraires pas toujours sérieux ont rythmé cette journée mémorable. 

Merci à vous tous, chers nez rouges, pour ces bons moments passés ensemble.  

Prochain rendez-vous : le dimanche 1er juin au salon du livre au Hall de Schaerbeek !


De gauche à droite : Micheline Boland, moi-même, Bob Boutique et Dominique Leruth

 


Ambiance au resto "La part des Anges".

 

 

Le scoop ! Micheline nous dévoile la couverture de son 5ème livre de contes !

 

Gros débat : quelle est la différence entre un conte et une nouvelle ... ?


A la sortie du resto.


Ragnies : un des plus beaux villages de Wallonie.


 
par Cathy publié dans : cathybonte
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Romans parus

 Pour une présentation originale, cliquez sur les dessins des couvertures. 

  LE CALME APRES LA TEMPÊTE
  

Bernard Hanssens n’est pas ce qu’on peut appeler un « grand causeur ».  Son manque de conversation, pris pour de la timidité par son entourage, en fait quelqu’un de renfermé.  Partagé entre son boulot et sa mère, sa vie s’écoule paisiblement … jusqu’au jour où il croise Sarah Martin dont la vie est plutôt mouvementée.  Bernard en tombe fou amoureux, tandis que Sarah, après tout ce qu’elle a vécu, se sent attirée par le calme apparent qu’il dégage.  Mais entre eux, la communication n’est pas facile et les malentendus s’accumulent.  Jusqu’au jour où c’est le drame …

     

LE PASSE RECOMPOSE 

  

Timide, mal dans sa peau, Johanna Leroy semble vivre dans l’ombre de son fiancé, Kaël.  Jusqu’au jour où un accident de la route lui fait perdre complètement la mémoire.

Alors que son fiancé multiplie les efforts pour qu’elle retrouve ses souvenirs, Johanna se découvre peu à peu, avec des goûts bien à elle, des envies, des projets et … un caractère bien trempé ! Comment expliquer que cette Johanna n’est plus pareille à la jeune fille d’avant ? Comment son entourage et son fiancé vont-ils accepter ce changement brusque de personnalité ? Mais surtout, comment va-t-elle faire pour retrouver la mémoire ? 

Points de vente

En vente à la librairie Decallonne à Tournai (Grand'Place).

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