Commentaires

Envoyer ce blog

Cliquez ici pour recommander ce blog

Nombre de visites

 visites enregistrées depuis la création de ce blog, en décembre 2006.
Mercredi 30 avril 2008

Après vous avoir présenté mon instit' de 5ème et 6ème primaire dans Lettre à mon instituteur, et par la même occasion, mon style d’écriture lorsque j’avais 11 ans, voici une petite anecdote datant de mes 12 ans.

 

Nous étions en 1982 et j’étais en 1ère secondaire.  A ma grande honte, j’avais oublié de faire un devoir en français et ma prof n’avait rien trouvé de mieux, pour me coller, que de me donner une dissertation à rédiger !  Si elle avait su que j’aimais tant écrire, je crois qu’elle m’aurait donné une autre punition !  Je l’ai écrite, ma dissert, et ma prof a été tellement épatée qu’elle m’a refilé un maximum de points.  Des punitions comme celles-là, j’en voulais bien d’autres … J

 

 

La liberté peut parfois coûter cher

 

 

         Imaginez quelques instants une prison.  Oh, pas une simple prison de bande dessinée qui ressemble plus à une passoire où l’entente gardiens-prisonniers est excellente, mais bien une vraie prison, avec des murs en béton, retranchés derrière des fils de fer barbelés, des grilles partout, pas de fenêtre, et une seule porte flanquée de deux gardiens armés !  Bref, une de ces sinistres prisons qui enlèvent tout espoir et tout moral à ceux qui y sont séquestrés.

         Moi qui vous parle, je suis bien placé pour la décrire cette satanée cage.  Je suis, ou plutôt, j’ai été, le matricule 312-270H.  Quand je suis arrivé là, l’étroit couloir longeant toutes les cellules me dégoûta immédiatement.  Tous ces visages mal rasés me regardant, toutes ces mains tendues vers moi, et tous ces râles … Je sus tout de suite que je ne le supporterais pas.

         Arrivé à mon nouveau « domicile », je m’aperçus que je n’étais pas seul.  Je fis un signe de tête à mon compagnon de cellule et commençai à m’installer.  Lui, c’était le matricule 457-230M.  Il me raconta qu’il était là pour vol de voitures, de radio, etc … et dernièrement il avait renversé quelqu’un avec une voiture volée et s’était enfui.  Retrouvé par la police, il avait atterri dans ce trou, comme il disait.

         Mais au fait, vous ne savez pas pourquoi j’étais là.  Eh bien c’était une erreur judiciaire !  Il y avait eu un crime chez moi et tout le monde m’avait cru coupable.

         Mon compagnon me confia qu’il avait un plan pour s’évader, mais il fallait être deux pour cela.  Il me mit au courant de sa combine et m’indiqua ce que je devrais faire.

         Le lendemain, à l’heure du souper, je feignis avoir une crise intestinale.  Mon compagnon me soutint et, sous la surveillance d’un gardien, nous nous sommes dirigés vers l’infirmerie.  Arrivés devant la porte des douches, nous avons surpris notre gardien, l’avons assommé et traîné à terre jusque dans les douches.  Là, j’ouvris la bouche d’aération et y pénétrai, tandis que l’autre détenu enfilait l’uniforme du gardien et me rejoignait.  Les bouches d’aération donnaient sur la cour qui, heureusement pour nous, était déserte à cette heure tardive.  Nous attendions qu’un autre gardien passe pour que je puisse lui prendre son uniforme quand soudain, c’est toute une patrouille qui passa.  Les grands phares des tours se mirent à balayer la cour dans tous les sens.

-          ça y est, on a remarqué notre disparition, lança mon « collègue ».

Mais non, ce n’était pas pour nous ce manège-là !  Dans un rayon de lumière, on aperçut d’autres fuyards, et aussitôt, les gardiens se ruèrent à leur poursuite.  Tant pis pour eux !  Je repérai dans un coin la buanderie.  On y entra et … oh miracle ! Des vêtements civils !  Nous étions sauvés.  Enfin, pas tout à fait.  Restait à franchir le mur …  Je passai un uniforme, comme mon compagnon, et cachai dessous des vêtements qui nous feraient passer inaperçus une fois hors de cette prison.  Profitant du noir et de la diversion offerte par les autres fuyards, nous nous sommes glissés près de la porte où là, d’une voix forte et autoritaire, mon copain ordonna au gardien d’ouvrir la porte.  Le portier hésita, mais reconnaissant la plaque de cuivre qui luisait sur nos képis, il ouvrit.  Ensuite, une fois dehors, baissant un peu la tête et ne pressant surtout pas le pas, nous avons lancé un retentissant « Salut les gars ! » aux gardiens.  Ceux-ci nous traitèrent de chançards parce qu’on avait fini notre service.  Quand j’y repense, nous avons vraiment eu de la chance de tomber sur des gardiens idiots à ce point ! Presque autant que dans les bandes dessinées dont je parlais au début de mon histoire.

         Bref, maintenant que nous étions dehors, que faire ? On se planqua pendant deux semaines dans un vieux souterrain, attendant que l’on devienne comme lui, oublié.  On se relayait pour partir faire des provisions dans une petite épicerie.  Puis un jour, on se décida enfin à sortir de notre trou.  Comme nous ne savions pas où aller, nous nous sommes laissés guider par nos pas, qui en rencontrèrent d’autres qu’ils auraient mieux fait de contourner … Mais non, ils s’arrêtèrent juste en face !

-          Marcel, ça alors !  Qu’est-ce que tu fais là ?  Je te croyais en taule !

Henri, mon ancien voisin de palier.  Pourquoi justement lui ?  Je ne savais pas trop quoi dire alors, s’apercevant de mon embarras, il me dit :

-          Tu sais, toi et ton copain, vous êtes dans le journal.  On vous cherche, surtout ton copain … Mais toi, qu’est-ce qui t’a pris ? Tu allais être relâché !

-          Quoi !  Qu’est-ce que tu dis ?

-          Mais oui mon vieux.  On vient d’arrêter le vrai coupable !  Tu étais libre !

-          Oh non ! Oh non ! Tout ça pour rien !

Henri nous quitta, promettant de garder le silence.  Mon autre copain, lui, risquait beaucoup plus que moi.

-          Ecoute Marcel, me dit-il, tu as été très chic, mais tu ne peux pas risquer ta vie en restant avec moi.  On va partir chacun de notre côté.  Toi, tu iras à la Police.  Tu auras peut-être une grosse somme à payer, mais tu seras libre.  Moi, je vais aller chez ma sœur, en Bretagne.  J’espère qu’elle ne prendra pas tout ça trop mal …

Je me suis dit aussi que c’était la meilleure solution et nous nous sommes quittés non sans regret.

         A la Police, tout s’arrangea et je pus regagner mon appartement le jour-même. Depuis, j’ai repris ma place dans la société comme un citoyen honnête.  Mais ce matin, un petit article dans le journal, petit mais assez grand pour qu’il me frappe le cœur, me rappela toute cette histoire que je vous ai racontée.  Un certain matricule 427-230M, évadé depuis cinq mois, vient d’être repris en Bretagne, dénoncé par sa sœur …

 

 

Cathy - 1982 

 

par Cathy publié dans : cathybonte
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Romans parus

 Pour une présentation originale, cliquez sur les dessins des couvertures. 

  LE CALME APRES LA TEMPÊTE
  

Bernard Hanssens n’est pas ce qu’on peut appeler un « grand causeur ».  Son manque de conversation, pris pour de la timidité par son entourage, en fait quelqu’un de renfermé.  Partagé entre son boulot et sa mère, sa vie s’écoule paisiblement … jusqu’au jour où il croise Sarah Martin dont la vie est plutôt mouvementée.  Bernard en tombe fou amoureux, tandis que Sarah, après tout ce qu’elle a vécu, se sent attirée par le calme apparent qu’il dégage.  Mais entre eux, la communication n’est pas facile et les malentendus s’accumulent.  Jusqu’au jour où c’est le drame …

     

LE PASSE RECOMPOSE 

  

Timide, mal dans sa peau, Johanna Leroy semble vivre dans l’ombre de son fiancé, Kaël.  Jusqu’au jour où un accident de la route lui fait perdre complètement la mémoire.

Alors que son fiancé multiplie les efforts pour qu’elle retrouve ses souvenirs, Johanna se découvre peu à peu, avec des goûts bien à elle, des envies, des projets et … un caractère bien trempé ! Comment expliquer que cette Johanna n’est plus pareille à la jeune fille d’avant ? Comment son entourage et son fiancé vont-ils accepter ce changement brusque de personnalité ? Mais surtout, comment va-t-elle faire pour retrouver la mémoire ? 

Points de vente

En vente à la librairie Decallonne à Tournai (Grand'Place).

A commander dans les autres bonnes librairies. 

Vous pouvez aussi les commander directement chez l'éditeur au 069/84.74.94  chloe.deslys@scarlet.be ou sur http://www.editionschloedeslys.be

Egalement chez :
le Monde du livre 
Chapitre.com
 
Amazone

Pour me contacter personnellement : cat.bonte@hotmail.com 

cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus